« Sofrecom capitalise 50 ans d’expériences dans des environnements diversifiés. Une pépite pour Orange », Jacques Moulin, Directeur Général de Sofrecom

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Filiale d’ingénierie et de conseil du groupe Orange, Sofrecom vient de souffler ses 50 bougies. Un anniversaire fêté à la Gaieté Lyrique, un haut lieu parisien du digital,  en présence de Stéphane Richard, Président Directeur Général d’Orange, et du Top management.  La soirée a réuni de nombreux experts  et consultants Sofrecom venus d’Amérique Latine, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie pour célébrer ensemble cet anniversaire historique. Cio Mag en a profité pour rencontrer Jacques Moulin, Directeur Général de Sofrecom, afin de mieux comprendre sa stratégie et ses ambitions pour les années à venir.

Que représente pour vous l’anniversaire des 50 ans de Sofrecom ?

C’est une certaine  fierté  et surtout beaucoup d’émotion pour nous. Dans notre secteur, 50 ans de longévité est exceptionnel. Sofrecom occupe une place particulière dans le secteur des télécoms. Nous avons ainsi accompagné la quasi-totalité des innovations technologiques au cours de ces 50 années. Nous avons été l’un des fers de lance du rayonnement à l’international d’Orange et avons également contribué à des projets innovants pour Orange en France.

Cet anniversaire est pour nous aussi l’occasion de rendre hommage à l’implication et à l’engagement de nos consultants et experts qui interviennent dans des environnements divers et souvent complexes pour apporter leur savoir-faire et une excellente qualité de service à nos clients.  La satisfaction de nos clients est en effet notre leitmotiv et nous poursuivons depuis plusieurs années une approche d’amélioration continue dont les résultats sont très positifs et gratifiants : 96% de nos clients considèrent que nous leur apportons de la valeur ajoutée.   Nous sommes particulièrement fiers  de ces évaluations qui récompensent notre mobilisation au quotidien.

Sofrecom accompagne la mise en œuvre de la stratégie de transformation digitale d’un certain nombre d’opérateurs et de gouvernements dans les pays émergents. Qu’est-ce qui fait la particularité de Sofrecom ?

Le digital est une question d’avenir pour les opérateurs et pour les gouvernements. Nous accompagnons bien sûr sur des projets d’infrastructures qui sont le socle de notre approche digitale. Nous travaillons aussi  sur des projets innovants : machine-to-machine, objets connectés, virtualisation, etc. En parallèle, nous observons encore sur le terrain des difficultés dans les méthodologies mêmes pour mener en profondeur les projets de transformation digitale. Notre expérience dans ce domaine est une force. Stéphane Richard  a rappelé que nous étions « un formidable laboratoire de compétences dans les nouveaux métiers et les nouvelles technologies ». Ces compétences, comme nos expériences multiples,  nous ont  permis de développer  notre approche :   nous  accompagnons toute  transformation  en mettant l’humain au cœur de notre démarche de Change Management & Capacity Building. Nous co-construirons «shoulder to shoulder »  avec nos clients qui sont pleinement acteurs de la transformation pour construire un nouveau modèle de développement. Le digital est pour nous tous une source de développement économique et génère un cercle vertueux, bénéfique.

Quel est le rôle de Sofrecom dans l’accompagnement d’Orange à l’international ?

Comme l’a souligné Stéphane Richard, Sofrecom joue un rôle clef dans le développement international du Groupe en Afrique et au Moyen-Orient. Nous avons la  capacité de  porter les ambitions de la stratégie Essentiels2020 d’Orange sur les nombreux marchés dans lesquels nous intervenons. De fait, nous avons toujours pris part aux projets d’installation du Groupe Orange, sur toutes les géographies et sommes aujourd’hui encore un « éclaireur »  sur de nouveaux territoires. Nous capitalisons 50 ans d’expériences dans des environnements très diversifiés, ce qui est un atout majeur pour Orange. Cela nous permet d’adapter notre approche en fonction de l’écosystème local, à l’opposé d’une logique mécaniste standard. De plus, nous nous attachons à développer une relation de confiance dans la durée avec nos clients opérateurs, en résonnance avec leurs objectifs de développement à long terme. Songez que nous accompagnons certains de nos clients depuis plus de 20 ans !

Le dynamisme du secteur numérique africain a des retombées sur tous les plans. En tant qu’acteur et partenaire de plusieurs pays africains depuis plusieurs décennies, que pensez-vous de la « reverse innovation » ?

C’est un des crédos de Sofrecom. Nous avons développé, je l’ai citée, l’approche  baptisée «  shoulder to shoulder », traduire épaule contre épaule pour co-construire ensemble. C’est ce qui nous permet d’apprendre de nos clients, et de tirer parti de leur écosystème.

Les capacités d’innovation en Afrique sont formidables. Il y a des pôles d’expertises remarquables. Cela a motivé le développement de  notre programme de Capacity Bulding et de Change Management pour favoriser la capacité à innover, à libérer l’intelligence collective que ce soit en interne ou en externe.

Les opérateurs ont également  un rôle prépondérant  à jouer dans l’open innovation en accompagnant des start ups qui ont besoin d’espace d’incubation et de maturation.

L’Afrique regorge de talents. Pour les faire croître, nous contribuons actuellement à la création de la première université d’entreprise du secteur ICT d’Afrique Subsaharienne, en Ethiopie. Beaucoup d’autres pourraient voir le jour.

Quels sont les nouveaux challenges pour vous ?

Intégrer pleinement le digital dans nos projets et dans les solutions que nous concevons pour nos clients est notre priorité.  Durant les 5 prochaines années, nous allons vivre plus d’innovations que durant les 5 dernières décennies. Les opérateurs, les gouvernements vont devoir être en mesure d’analyser, de comprendre et d’intégrer rapidement ces nouveaux phénomènes pour en faire des leviers de croissance et de performance. Notre credo est qu’il faut placer le l’humain au cœur du digital et nous sommes convaincus qu’il ne sert à rien de faire du progrès qui ne crée pas de la valeur pour l’humain.

Nous avons trois leviers prioritaires pour les prochaines décennies où le facteur humain prend tout son sens :

Premièrement, être le partenaire privilégié de la digitalisation des opérateurs et des gouvernements. L’e-Gouv est e effet un élément essentiel pour le développement économique des États et le mieux vivre des citoyens.

Le deuxième levier est la continuité de notre contribution au rayonnement international d’Orange et à sa diversification. Nous accompagnons par exemple Orange sur le Mobile Banking et sur les services financiers mobiles qui contribuent aussi au développement socio-économique des pays.

Enfin, le troisième levier a trait au renforcement de notre empreinte d’employeur responsable. Nous sommes la première entité d’Orange à avoir été labellisée Ethic Intelligence et à avoir obtenu  le Label Diversité AFNOR en 2015. Nous continuerons  notre démarche RSE volontariste  pour la  valorisation du multiculturalisme  et l’accès des femmes aux postes à responsabilité et aux métiers techniques.

Propos recueillis par
Mohamadou DIALLO

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