Spécial Pays: La Côte d'Ivoire

Sylvestre SEM : « Le Club DSI devient le cadre de référence des rencontres des DSI de Côte d’Ivoire »


Valoriser la fonction DSI au sein de l’entreprise, promouvoir les échanges entre DSI, participer à la réflexion pour une société de l’information juste et équilibré constituent le socle sur lequel est bâti le Club DSI de Côte d’ivoire. Sylvestre SEM, son président, nous détaille ses travaux et ses réalisations.


Pourquoi un Club DSI en Côte d’Ivoire ?
Le club DSI est né en février 2005 à Abidjan, du besoin de partager des expériences sur des projets et des sujets techniques, du besoin de bénéficier des expertises techniques de certains collaborateurs d’autres DSI. Le contact existait déjà mais il était limité. Le club a permis de créer un périmètre plus large et formalisé.

Que représente le Club DSI de Côte d’Ivoire aujourd’hui et quels sont les objectifs ?

Le Club DSI devient progressivement le cadre de référence de rencontres des DSI de Côte d’Ivoire. C’est un cadre de développement d’une vision à long terme des technologies de l’information en entreprise et au sein de la société afin :
- d’anticiper le besoins des entreprises en matière de technologies de l’information
- d’accompagner efficacement la gouvernance d’entreprise,
- d’engager des actions d’innovation avec les administrations, les écoles et les organisations internationales
- de valoriser la fonction DSI au sein de l’entreprise.
Dès lors, le Club invite tous les Directeurs des Systèmes d’Information et les Responsables Informatiques, toutes les parties prenantes de l’entreprise et de la société de l’information à se mobiliser pour atteindre ces objectifs.

Quel est votre Plan d’Action et qu’est ce vous avez effectivement réalisé ?

Nous avons défini un plan d’action 2008-2009 selon plusieurs axes
- l’organisation de rencontres techniques DSI « RDV DSI »
- l’organisation de Forum IT
- L’organisation de rencontres avec les Directeurs Généraux
- La réalisation de projets mutualisés
- Le partenariat avec l’administration et les écoles.

Dans le cadre du partage d’expériences, nous organisons régulièrement (3 fois par an) des rencontres techniques entre DSI dénommées « RDV DSI ». Le sujet retenu porte sur un projet réalisé par un DSI ou une préoccupation, relative à nos activités. Nous avons organisé trois «RDV DSI » en 2008 et un «RDV DSI » cette année. Le dernier «RDV DSI » organisé à SOLIBRA par le DSI de la société M. Emmanuel EZAN, portait sur la mise en œuvre du projet GED sa valeur ajoutée créée, le retour sur investissement du projet, les commentaires de la MOA et les utilisateurs sur leur niveau d’appropriation et les problèmes rencontrés.

Ces RDV-DSI se tiennent en entreprise chez le DSI qui organise la présentation. C’est l’occasion de rencontrer les Directeurs généraux et les Directeurs Métiers, sponsors des projets.
En Avril 2008, nous avons eu l’honneur de partager avec le DG de PETROCI qui a présenté la place stratégique des Systèmes d’Information dans sa gouvernance d’entreprise.
La présence des Directeurs Métiers à ces rencontres permet de les impliquer plus dans notre démarche et de poser le problème de la place de la MOA dans les projets.


Nous organisons aussi deux FORUM IT chaque année. Nous ouvrons ces Forums à nos pairs de la sous région et à des experts internationaux. Nous venons de terminer le FORUM IT de juin 2009 en partenariat avec CIO-MAG, le premier magazine IT à vocation panafricaine. 80 participants venus de 07 pays différents. C’était un succès. Nous avons eu un échange riche et instructif, notamment sur la place des référentiels de bonnes pratiques, la communication unifiée et la mobilité.
Nous comptions initier cette année un projet mutualisé de déploiement IT pour rendre plus concret nos partages. Cette décision avait été prise a l’issu du Forum de décembre 2008. Cette volonté a été transformée par la création d’un chapitre ITIL décidée au cours du FORUM de juin 2009, ouvert à la sous région pour bénéficier de l’accompagnement du chapitre Français d’iTSMF et ainsi être plus efficace et plus riche dans les échanges.

Et dans le domaine de la formation académique ?

Nous démarrerons cette année nos rencontres avec les écoles de formation professionnelle, les universités et les grandes écoles. Nous sommes les premiers employeurs des étudiants informaticiens formés dans les grandes écoles et les universités. Nous vous proposons donc d’établir des partenariats avec eux pour partager nos préoccupations et nos souhaits des profils d’étudiants formés aux TIC.

Avec l’administration, plus précisément le ministère des NTIC et ses organisations techniques associées, nous comptons proposer des sujets de réflexion relatifs à nos préoccupations en entreprise et dans le secteur en général. Les sujets relatifs à la cybercriminalité (déjà en cous de développement par le régulateur des Telecom ATCI), l’archivage des documents et leur valeur juridique, la réduction des taxes sur les équipements informatiques, la réduction des coûts Telecom et Internet, sont autant de chantiers qui peuvent selon nous, être intégrés à la stratégie globale du développement des NTIC en Côte d’Ivoire. Nous pensons qu’en tant que professionnels du secteur, nous avons notre mot à dire.

Quelles sont vos relations avec vos pairs à l’international ?

Nous comptons établir des relations privilégiées avec les autres clubs DSI d’ Afrique et d’Europe. La participation des DSI de la sous région et de France aux Forum IT est un début de collaboration et d’échange permettant aux DSI et aux entreprises d’être au rendez-vous de la compétitivité internationale.

Tous ces points énumérés ci-dessus participent au renforcement de nos métiers qui doivent occuper une place centrale dans nos entreprises et nos administrations. Cela permet également de légitimer la fonction DSI en entreprise. Dans son propos introductif à l’occasion du Forum IT, Monsieur Gadou Vincent KRAGBE disait que les DSI ont plus de reconnaissance pour avoir fait des parcours similaires à ceux des managers. Ils doivent occuper une place centrale dans les Comités de Directions pour impulser une dynamique nouvelle basée sur le Système d’Information.
Nous y arriverons par notre travail, notre compétence, et par l’influence. Nous continuerons d’y veiller aussi bien au niveau des autorités publiques qu’au niveau du patronat pour que l’on prenne en compte les préoccupations de la fonction DSI et RI qui à besoin de reconnaissance.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face aujourd’hui ?

L’idée de création du Club à été murie et décidée par un petit groupe de DSI. Il a fallu par la suite développer une communication auprès des autres DSI pour les informer et les y intéresser. Malgré l’avis favorable de bon nombre de DSI, nous n’avons pas encore fait salle comble au cours de nos RDV-DSI.
Notre budget de fonctionnement est basé en partie sur les cotisations annuelles qui ont du mal à rentrer. Il nous faut communiquer aussi avec les Directions Générales afin que le principe de cotisations par les sociétés, et donc les prévisions dans le budget des DSI, soient effectives.
Mais nous avons bon espoir au vu de l’évolution du nombre d’adhérents formels et de nos activités.

Pour la suite voir Cio Mag 9


Le 21/07/2009 Auteur: CIOMag


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