L’APEBI prône une confédération africaine pour assurer la souveraineté numérique du continent

Une « Confédération africaine du numérique » pour assurer la souveraineté numérique du continent. C’est un projet de la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi). Il a été présenté le mercredi 24 novembre 2021 à Marrakech (Maroc), en marge de la 10ème édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA).

(Cio Mag) – Grande première au Maroc, la 10ème édition des ATDA s’ouvre le jeudi 25 novembre 2021 dans l’enceinte de la prestigieuse Université Polytechnique Mohammed VI de Ben guérir, partenaire de cette édition. Co-organisées par le magazine panafricain Cio Mag et la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel au Maroc (CNDP), les ATDA 2021 sont soutenues par de nombreuses multinationales et institutions nationales et internationales. Il s’agit notamment de l’ADD, l’AMDIE et les clubs de DSI africains. De même, de grands groupes tels que INWI, N+ONE, SQORUS, INETUM, GEMADEC, DXC CDG Maroc, ORANGE, SAP, HUAWEI, GAINDE 2000, ITC sont présents à ce rendez-vous.

Plus de 15 pays du continent sont représentés par leurs institutions, dont des ministres du secteur de l’économie numérique et de la poste. Durant deux jours (du 25 au 26 novembre), près de 70 intervenants de renoms, et des keynotes se succèderont lors des panels pour débattre autour du thème : « Déployer une infrastructure résiliente, souveraine et durable pour encourager l’innovation africaine ».

La veille de cet événement de référence en Afrique, Amine Zarouk, président, et Mehdi Alaoui, vice-président général de l’Apebi ont profité de la cérémonie d’accueil des invités pour appeler l’ensemble de l’écosystème africain du numérique à se mobiliser pour créer la « confédération africaine du numérique ». A Cio Mag, Mehdi Alaoui a expliqué que cette organisation devrait permettre au continent de choisir son destin face à l’hégémonie des multinationales d’internet communément appelées Gafa (acronyme de Google, Apple, Facebook et Amazon, auquel est parfois adjoint Microsoft – Gafam).

« Tout seul on peut aller vite, mais ensemble on peut aller plus loin (…) D’ici 5 ans, 10 ans, cette confédération peut grandir, avoir sa force de frappe qui peut nous permettre de travailler dans une optique gagnant-gagnant avec les Gafa, où chacun de nous puisse être représenté », a argumenté le vice-président général de l’Apebi, avant de décliner les axes de cette confédération : la formation des jeunes au numérique, le lobbying auprès des gouvernements pour faciliter le doing business digital, et la digitalisation des entreprises pour renforcer leur compétitivité. Selon Mehdi Alaoui, des « annonces très importantes » sur le sujet seront faites au cours d’un événement prévu le 17 décembre prochain à Rabat.

« L’avenir est dans le numérique »

« Aujourd’hui, dans tous nos pays, que ce soit au niveau du secteur public que du secteur privé, on a tous cette conviction que l’avenir est dans le numérique. On a tous mis en place des stratégies de développement qui ont presque les mêmes prérequis, les mêmes axes stratégiques, les mêmes actions, etc. Le défi, c’est d’arriver à les implémenter comme il le faut pour réussir la transformation digitale », a commenté Antoine Ngom, président de l’Organisation des professionnels des TIC du Sénégal.

Cette dynamique en faveur de la transformation digitale répond aux objectifs des ATDA. Fondées par Mohamadou Diallo, président-directeur général de Cio Mag, elles aboutiront sur des recommandations pour une vision commune d’un marché africain à l’horizon 2030.

Anselme AKEKO, depuis Marrakech au Maroc

Anselme Akeko

Anselme Akeko

Journaliste spécialisé en économie numérique, télécoms-mobilité, mobile money, cybercriminalité, financement start-up, inclusion numérique et financière et transition digitale. Passionné de web journalisme, il est correspondant de Cio Mag en Côte d'Ivoire.

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