Burkina Faso/Réseau « G-Cloud » : un environnement virtuel unique pour développer des services publics en ligne

 

S’appuyer sur le cloud pour connecter administration, écoles, villes et entreprises, afin de développer des services publics numériques, assurer une bonne gouvernance et booster la croissance économique. L’approche adoptée par le Burkina Faso est innovante. Elle sera mise en œuvre à travers le projet gouvernemental « G-Cloud », basé sur des technologies d’avant-garde délivrées par Alcatel-Lucent.

 

(CIO Mag) – En vertu d’un accord conclu avec l’ex-gouvernement de Transition, le spécialiste des réseaux IP et de l’accès très haut débit, livrera au Burkina Faso ses plateformes IP, CloudBand NFV (Network Functions Virtualization). Celles-ci vont s’intégrer au nouveau réseau « G-Cloud », qui s’appuiera sur des ressources virtualisées depuis des centres cloud à Ouagadougou, la capitale du pays, ainsi que dans cinq provinces voisines. Dans le cadre de ce projet lancé le 12 novembre 2015, avec une disponibilité prévue d’ici 2017, ce sont environ 400 bâtiments répartis dans 13 chefs-lieux qui seront reliés par un réseau WAN (Wide Area Network) IP/MPLS en fibre optique, long de 513 km. Le backhaul sera assuré par un système de transmission par fibre optique long de 800 km, qui fera partie intégrante du Backbone national en fibre optique du Burkina Faso.

 

Performance, agilité et intelligence

Le transport de volumes très élevés de données entre les Data Center implantés dans les chefs-lieux sera assuré par le commutateur de services photoniques 1830 Photonic Service Switch (PSS) d’Alcatel-Lucent. Selon les termes du projet, « le PSS 1830 offre en effet une capacité, une performance, une agilité et une intelligence exceptionnelles » pour acheminer des données élevées sur de longues distances. En outre, le PSS 1830 peut supporter un mélange de canaux 10G, 40G et 100G sur une même paire de fibres. Le réseau ainsi constitué offrira une connexion haut débit et de hautes capacités. Toutes choses qui auront pour avantages de garantir un support pour les besoins futurs, ainsi qu’un déploiement rapide et une flexibilité qui boosteront la croissance économique. S’agissant du financement, le gouvernement danois via l’agence Danida Business Finance y contribuera à hauteur de 30 millions d’euros (19,9 milliards de francs CFA) avec une subvention directe de 15,5 millions (10 milliards de francs CFA).

 

Une meilleure gestion des finances publiques  

Aligné sur la stratégie de développement national, le réseau « G-Cloud » vise la mise en place d’une administration publique plus efficace et transparente ; une gouvernance qui infléchira la courbe de la corruption grâce aux services gouvernementaux dématérialisés ou d’apprentissage en ligne, et les services de télémédecine ; une amélioration du climat des affaires et, par ricochet, une économie plus dynamique créant des emplois. Ce projet impactera le processus de décentralisation du gouvernement et la déconcentration des services administratifs qui vont aussi s’accélérer. Afin, comme l’a expliqué Son excellence Bo Jensen, ambassadeur du Danemark au Burkina Faso, au cours de la cérémonie de lancement, le projet « G-Cloud » apportera davantage de transparence et une meilleure gestion des finances publiques.

 

Un « bel exemple » d’exploitation du cloud

Salué par l’ensemble des acteurs de l’écosystème numérique du Burkina, le réseau « G-Cloud » cristallise toutes les attentes. En témoignent les propos de M. Nébila Amadou Yaro alors ministre du Développement de l’Économie Numérique et des Postes (MDENP) dans l’ex-gouvernement de Transition. « Le réseau G-Cloud va permettre la distribution d’applications et de ressources à tout moment, partout où cela est nécessaire, tout en offrant une gestion consolidée du réseau et du cloud. Cela permettra au système d’être opéré comme un environnement virtuel unique », s’est-il réjouit. A l’évidence, ce projet aura de nombreuses retombées pour le Burkina, en permettant d’augmenter l’efficacité des services publics. Alpin Verlet, directeur des activités d’Alcatel-Lucent en Afrique de l’Ouest et du Centre, a, pour sa part exprimé la fierté de son entreprise, heureuse d’avoir mis sur pied ce projet de premier « cloud gouvernemental » de la région pour le gouvernement du Burkina Faso. Et le directeur Afrique de l’Ouest et du Centre d’ajouter que « le projet deviendra rapidement un très bel exemple de la façon dont un gouvernement progressiste exploite la technologie cloud afin de permettre à ses citoyens d’accéder aux services publics ». Il est bon de souligner que le projet gouvernemental « G-Cloud » s’inscrit dans le cadre d’un ambitieux projet de télécommunications et d’informatique, piloté par le MDENP. Au cours des prochaines années, le réseau « G-Cloud » absorbera la demande en services numériques dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice, de l’immigration, et dans d’autres secteurs. En accord avec le MDENP, Alcatel-Lucent assurera un transfert de connaissances de son support opérationnel vers les équipes du MDENP afin qu’elles puissent assumer l’entière responsabilité des opérations du réseau avant l’échéance du contrat. Alcatel-Lucent fournira également un programme de formation et de développement à plus de 100 fonctionnaires.

 

Anselme Akéko

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