Cameroun: un délai pour désactiver les abonnés mobiles non identifiés

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Minnette Libom Li Likeng, la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, est récemment montée au créneau pour exiger la suspension "systématique" de tous les abonnés anonymes des bases de données des sociétés de téléphonie mobile opérant au Cameroun.

(CIO Mag) – Irritée par le fait qu’il existe encore au Cameroun des abonnés non identifiés sur les réseaux de téléphonie mobile, Minnette Libom Li Likeng, la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, est récemment montée au créneau pour exiger la suspension « systématique » de tous les abonnés anonymes des bases de données des sociétés de téléphonie mobile opérant sur le territoire, a constaté APA.

En décembre 2015, l’Agence de régulation des télécommunications (ART) estimait à 23% le nombre de cartes SIM actives non identifiées. Ce qui représente à peu près 3,4 millions utilisateurs sur un parc global de 15 millions d’abonnés à la téléphonie mobile.

Pour la Minpostel, cette situation est grave et même « inacceptable ». Cela, d’autant plus que le pays fait face de façon régulière à la menace sécuritaire incarnée par le mouvement terroriste Boko Haram.

Pas question donc de laisser les choses en l’état. Une base de donnés peu fiable constitue aujourd’hui un danger pour un pays comme le Cameroun. L’expérience a montré que dans les pays confrontés au même fléau, les puces non identifiées ou mal engregistrées étaient préférées par les mouvements terroristes pour coordonner des attentats, ce qui rendait difficile l’action des enquêteurs.

Pour empêcher cela, Minette Libom Li Likeng invite chaque abonné du Cameroun à se faire identifier avant le 30 juin 2016. Passé ce délai, les opérateurs de téléphonie mobile ont obligation de désactiver leurs cartes SIM.

La Rédaction de CIO Mag

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