Chantage à la vidéo : les 5 signes avant-coureurs d’un harcèlement 2.0

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Derrière un écran d'ordinateur peut se cacher un individu sans foi ni loi qui s'est construit un monde virtuel basé sur du faux pour gagner la confiance des citoyens dans le seul but de troubler leur quiétude et se faire du fric. Notamment par le biais du chantage à la vidéo.

(CIO Mag) – Donner le Bon Dieu sans confession à un correspondant qu’on ne connaît ni d’Adam ni d’Eve. Voilà l’erreur commise par des internautes, bien souvent des femmes, qui se font filmer quelques fois sans le savoir sur les réseaux sociaux, s’offrant ainsi en pâture à des cyberdélinquants qui, une fois en possession d’une vidéo compromettante, font tomber leur masque. Commence alors un harcèlement 2.0, une véritable histoire de chantage à la vidéo ou sextortion. Le cyberescroc demande de fortes sommes d’argent à sa victime en menaçant de publier la vidéo intime sur Internet.

La Plateforme ivoirienne de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), qui classe le chantage à la vidéo à la première place du Top 5 des arnaques du 1er trimestre de l’année 2016, énumère 5 signes avant-coureurs de cette escroquerie. Les voici:

1- Le cyberdélinquant fait connaissance avec sa victime sur un site de rencontre en ligne;

2- Il engage des discussions régulières pour établir une relation de confiance;

3- Il invite la victime sur un site ou une plateforme qui permet de communiquer par webcam;

4- Il suscite une conversation vidéo plus intime au cours de laquelle il capture le flux vidéo des images compromettantes pour la victime;

5- Enfin, le cyberescroc exige de l’argent à sa victime en menaçant de diffuser ces vidéos sur internet si elle refuse de s’exécuter.

Face à la récurrence de ces actes délictueux ayant poussé de nombreuses victimes dans la dépression, il convient d’appeler les internautes à beaucoup plus de prudence.

Derrière un écran d’ordinateur peut se cacher un individu sans foi ni loi qui s’est construit un monde virtuel basé sur du faux pour gagner la confiance des citoyens dans le seul but de troubler leur quiétude et se faire du fric. Rien qu’en Côte d’Ivoire, le marché du chantage à la vidéo est évalué à plus de 119 millions de FCFA entre janvier et avril 2016.

Anselme Akéko

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