Côte d’Ivoire : fin de course pour Comium, GreenN, Café mobile et Warid Telecom

(CIO Mag) – Nouveau pas franchi dans la consolidation du marché de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire. L’ARTCI, l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC du pays, a retiré les licences d’exploitation de quatre opérateurs (Comium, GreeN Network, Warid Telecom et Café Mobile), suivant la décision du gouvernement prise lors d’un Conseil des ministres tenu en mars 2016. A en croire Jeune Afrique, cela fait plus de 48 heures déjà que ces entreprises se sont vu retirer leurs tickets d’entrée sur le marché ivoirien de la téléphonie mobile. Parmi elles, deux sociétés sont encore actives. Il s’agit de Comium et GreenN qui disposent, selon notre confrère, d’un délai de 30 jours pour informer partenaires et clients, avant de mettre définitivement la clé sous le paillasson.

Et dire que le ciel avait semblé s’éclaircir sur la tête de ces deux opérateurs. Courant août 2015, profitant de la consolidation stratégique des actifs au sein de la Société de Poste, de Télécommunications et des TIC de Lybie (LPTIC), entreprise dont elle est devenue totalement dépendante, GreenN est parvenue à régler 20% de sa dette à l’Etat de Côte d’Ivoire. Du coup, elle a revu ses ambitions à la hausse, allant jusqu’à manifester son intérêt pour la quatrième licence globale de téléphonie mobile. Quant à Comium, dépositaire de la marque Koz, il a annoncé en février dernier un investissement de 500 millions FCFA dans l’extension de son réseau. Et, par la même occasion, un partenariat avec la China international Telecommunication Construction Corporation (CTCC), filiale de China Telecom, afin de développer ses activités.

C’est dans ce contexte que tombe la décision de retrait de licences, tant redoutée par les deux entreprises. Ainsi, dans un mois, le marché de la téléphonie mobile ne sera plus animé que par trois opérateurs : le français Orange, le sud-africain MTN et le marocain Moov. Respectivement, chacune de ces filiales a payé un acompte de 50 milliards, 75 milliards et 50 milliards de FCFA sur les 100 milliards requis pour le renouvellement des licences. L’Etat peut donc se frotter les mains, en attendant l’aboutissement de l’appel à manifestation d’intérêt pour l’attribution d’une nouvelle licence.

Anselme Akéko – Abidjan

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