Côte d’Ivoire : menacé de dissolution, Comium (KOZ) engage un bras de fer avec les autorités

 

(CIO Mag) –  Un bras de fer à l’horizon. C’est le moins qu’on dire après l’annonce par le Groupe Comium (dépositaire de la marque KOZ) d’un investissement de plus de 500 millions de FCfa, soit 760 mille euros, dans l’extension de son réseau, alors qu’il est menacé de fusion dans le cadre d’une politique de consolidation du marché enclenché depuis 2015 par les autorités compétentes.

Marché à quatre. A maintes occasions, le ministre de l’Economie numérique et de la Poste, Bruno Nabagné Koné, a expliqué que cette mesure vise à limiter à quatre le nombre d’opérateurs sur le marché ivoirien de la téléphonie mobile, pour une meilleure qualité des services. Cette mesure implique le retrait des licences aux sociétés GreenN, Comium et Café Mobile et la fusion de celles-ci en une entreprise forte, parce qu’elles n’arrivent pas à honorer leurs engagements fiscaux vis-à-vis de l’Etat.

Décision irréversible. Au cours d’une conférence de presse organisée jeudi 11 février par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), Bruno Koné est revenu sur la politique du gouvernement. Il avait laissé entendre qu’elle s’imposait à la Côte d’Ivoire qui emprunte le virage de la 4G. Avec plus de quatre opérateurs, la qualité du service se déprécierait, ce qui empêcherait les consommateurs de profiter pleinement des avantages de cette technologie.

Du refus de fusionner. C’est dans ce contexte qu’intervient l’investissement du Groupe Comium. Il apparaît aux yeux des observateurs comme la décision de ses dirigeants de ne pas accepter de fusionner avec les autres opérateurs. L’annonce d’un probable partenariat avec la China International Telecommunication Construction Corporation (CTCC), filiale de China Telecom, ne fait que donner du poids à cette thèse.

 

Anselme AKEKO – Abidjan