Côte d’Ivoire/Cyberdélinquance : fin de course pour les frères Gbané activement recherchés par le Québec

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(Crédit photo : Archimag)

(CIO Mag) – L’un se faisait appeler «Aiden Pearce». L’autre, «Julien Paquet». Le premier utilisait cette adresse mail : «micheldasilva@gmail.com». Le second, celle-là : «msilvie@gmail.com». Derrière ces faux profils et ces fausses adresses se cachaient deux individus activement recherchés par la sûreté du Québec. Grâce à une coopération avec la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), chapeautée par le Colonel Guelpetchin Ouattara, on sait aujourd’hui qu’il s’agit de deux jeunes Ivoiriens. En l’occurence les frères Razack et Abdoul Gbané.

De source policière, les deux frangins, présumés cyberdélinquants, écumaient les réseaux sociaux à la recherche de proie à arnaquer. Utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personne physique, escroquerie et complicité d’escroquerie sur internet constituaient le lot d’infractions de cybercriminalité commises régulièrement. Parmi leurs cibles, des Européens et des Québécois. D’où l’intérêt de la police du Québec qui a transmis de nombreuses requêtes à la Direction de l’informatique et des traces technologiques (DITT) dont dépend la PLCC.

Toujours selon notre source, c’est en donnant suite à ces plaintes que la PLCC s’est lancée dans une traque qui a abouti à l’interpellation de ces quidams à Abidjan. Dans le quartier huppé de Cocody, plus exactement. Depuis, «Aiden Pearce» et «Julien Paquet», ou Razack Gbané et Abdoul Gbané sont entre les mains de la justice ivoirienne pour répondre de plusieurs chefs d’accusation.

De la confiance entre les systèmes judiciaires

Le 9 avril 2015 à l’Ecole nationale de Police de Nicolet du Québec, répondant à une invitation de Francopol, le Colonel Guelpétchin Ouattara, patron de la DITT, avait réclamé une coopération active des pays occidentaux. La confiance désormais établie entre les systèmes judiciaires ivoiriens et québécois est un élément de réponse à cette préoccupation. Et tout porte à croire qu’elle peut permettre de limiter le phénomène de la cyberdéliquance.

Anselme Akéko – Abidjan

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