Cybercriminalité : le ministre Choguel Maïga expose le dispositif sécuritaire du Mali

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(Cio Mag) – La République du Mali organise la riposte contre le phénomène de la cybercriminalité qui constitue une menace indéniable contre l’image et l’économie des pays africains. C’est le moins qu’on puisse dire après l’exposé fait, jeudi au Colloque national sur la cybercriminalité, par le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Dr. Choguel Maïga, sur le dispositif sécuritaire. Qui, apprend-on, est en train d’être mis en place par l’Etat du Mali, tant au niveau organisationnel que règlementaire, pour réduire les infractions de cybercriminalité sur l’environnement national des TIC.

A l’en croire, l’Etat du Mali a pris la mesure des nombreux cas de fraudes et de falsifications facilitées par les moyens de communications électroniques, de la publication de contenus illicites ainsi que des infractions dirigées contre les systèmes d’information. Aussi a-t-il décidé d’agir. En adoptant plusieurs projets de lois. Pour renforcer l’action de la police et de la justice. Il s’agit notamment de la loi sur la protection des données à caractère personnel, la loi sur les transactions électroniques et la loi sur la cryptologie. Aux dires du ministre Choguel Maïga, le projet de loi sur la lutte contre la cybercriminalité est également en voie d’être adopté.

Au demeurant, l’avènement de ces lois aura pour avantage de réviser le code de procédure pénale en l’adaptant aux enquêtes de cybercriminalité. De donner une valeur juridique aux communications électroniques. Et surtout, de définir de nouveaux moyens d’investigation pour la police.

Au niveau organisationnel, le gouvernement malien envisage la création d’une police informatique mais surtout de se doter d’un CIRT, c’est-à-dire un Centre de réponse aux incidents informatiques (ou Computer Incident Response Team). Placé sous tutelle de l’Agence malienne de régulation des télécommunications et des postes (AMRTP), ce cyber pompier de l’Etat jouera un rôle d’alerte, de surveillance, d’audit des infrastructures informatiques et de gestion des incidents sur les réseaux d’information.

L’objectif est de garantir la sécurité du cyber espace national, d’autant qu’avec l’avènement de la cybercriminalité, Internet et les autres moyens de communications électroniques sont devenus des champs de bataille où les pertes se comptent en milliards de francs.

 

 

A. Akéko

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