Fraude bancaire-Côte d’Ivoire : le mode opératoire des cybercriminels selon la DITT

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(CIO Mag) – « Elle consiste à la subtilisation de la carte bancaire ou à l’observation du code composé lors d’une transaction afin de se rendre plus tard dans un guichet automatique et faire une transaction frauduleuse. » Telle que définie par la Direction de l’informatique et des traces technologiques (DITT), Direction centrale de la Police scientifique de Côte d’Ivoire, la fraude bancaire figure sur la liste rouge des infractions les plus courues sur le cyber espace national.

En effet, les statistiques du 1er semestre 2016 de la DITT impute à cette infraction, un préjucide financier évalué à 47 950 014 FCFA. Suffisant pour alerter les cyber détectives ivoiriens et sensibiliser les usagers des services bancaires sur le mode opératoire des cybercriminels afin de réduire la probabilité d’occurence de la fraude bancaire qui totalise à elle seule 25 affaires traitées au cours des six premiers mois de l’année.

Mode opératoire

Suivant la description de la DITT, voici les trois techniques utilisées par les cyberdélinquants pour commettre une fraude bancaire:
« – Vol de la carte bancaire, du code secret par le  cybercriminel afin d’effectuer des retraits dans des guichets automatiques.
– Le cybercriminel introduit dans la fente d’un distributeur un petit dispositif, qui retient toute carte introduite.
– Souvent, le cyberdélinquant épie la victime pour connaître le code confidentiel afin de se rendre dans des guichets automatiques et effectuer des retraits d’argent. »

Face à la récurrence de cette infraction, la DITT, dont est liée la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), recommande de:
« – Ne jamais communiquer son code secret à une tierce personne.
– Dans les guichets automatiques, être très discret en composant son code secret ; c’est à dire à l’abri de tout regard. »

Anselme Akéko, Abidjan

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