Ghana, Côte d’Ivoire, Bénin, Nigeria: l’impact des services VoIP préoccupe les Régulateurs télécoms

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La gouvernance des services OTT (over-the-top) constitue aujourd'hui un casse-tête pour les Régulateurs qui doivent arbitrer entre les intérêts des opérateurs télécoms, des Etats et des consommateurs favorables aux services gratuits ou moins chers.

C’est une problématique d’actualité. La régulation des services OTT et principalement les appels via les applications de type VoIP comme Whatsapp, Viber, Facebook Live et Skype a été (une fois de plus) débattue au symposium international sur le rôle de la régulation qui s’est tenu les 18 et 19 juillet à Accra.

Des délégations du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Nigeria, de l'Autriche et du Royaume-Uni ont participé à ce symposium international sur le rôle de la régulation qui s'est tenu les 18 et 19 juillet à Accra. (Crédit photo: ARCEP-Bénin)
Des délégations du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, de l’Autriche et du Royaume-Uni ont participé à ce symposium international sur le rôle de la régulation qui s’est tenu les 18 et 19 juillet à Accra. (Crédit photo: ARCEP-Bénin)

(CIO Mag) – L’impact des services OTT (Over-The-Top) ou services données, SMS et voix (VoIP), via les applications comme Viber, Skype, Whatsapp, Facebook Live etc., sur les marchés nationaux a été abordé au cours d’un symposium international sur le rôle de la régulation organisé par l’Autorité de Régulation du Ghana (NCA) dans le cadre de la célébration de son 20ème anniversaire d’existence.

La question des services OTT préoccupe les organes de régulation dans la mesure où ces services gratuits sont adressés par d’autres acteurs en utilisant les infrastructures des opérateurs mobiles agréés alors qu’ils n’ont aucun accord de quelque nature que ce soit avec ces derniers.

Les plaintes de certains opérateurs télécoms sur la base des préjudices subis sont bien souvent venus ajouter du souffle aux braises, poussant des autorités de régulation à bloquer la VoIP comme c’est le cas actuellement au Maroc.

Pas besoin de se le cacher, la gouvernance des services OTT constitue aujourd’hui un casse-tête pour les Régulateurs qui
doivent arbitrer entre les intérêts des opérateurs télécoms, des Etats et des consommateurs favorables aux services gratuits ou moins chers.

Sur cette problématique, les régulateurs télécoms présents, notamment l’ARCEP-Bénin, la National Communications Commission (NCC) du Nigeria, l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) vont certainement poursuivre leur réflexion en s’inspirant des exemples des pays comme l’Autriche et le Royaume-Uni qui ont également participé aux échanges.

Outre les services OTT, l’internet des objets (Internet of thing – IoT), le Bid Data, la mutualisation des infrastructures et l’amélioration des communications rurales ont été débattus au cours de ce symposium, dont l’objectif vise à dessiner le futur de l’industrie des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique, en partageant les meilleures pratiques en matière de régulation.

Anselme Akéko

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