Ghana : la société de l’information progresse à pas de géant

 

(CIO Mag) – Entre 2010 et 2015, le Ghana est passé du 130ème au 109ème rang au classement mondial de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Un saut prodigieux qui lui fait gagner 21 places, au regard de l’indice de développement des TIC (IDI) indiqué dans le rapport référentiel annuel 2015 sur l’évolution de la société de l’information.  

En effet, l’indice IDI du Ghana affiche aujourd’hui 3,90 points (contre 1,98 en 2010), ce qui représente la meilleure performance africaine réalisée au cours des cinq dernières années. Conséquence : le Ghana figure désormais à la 5ème  place, dans le peloton de tête, derrière l’île Maurice, les Seychelles, l’Afrique du Sud et le Cap vert.

Les statistiques indiquent que le Ghana enregistrait, en août 2014, un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 110 %, avec 29,53 millions d’abonnés contre 21,16 millions en 2011.

Le nombre d’usagers de l’Internet a, lui, presque doublé, passant de 3,52 millions, en 2011, à  5,17 millions au 15 novembre 2015. Soit un taux de pénétration de 19,6 %. Le Ghana a également connu une croissance substantielle dans la proportion de ménages ayant accès à Internet. Celle-ci a presque quintuplé, selon l’UIT.

Cette performance est liée à plusieurs facteurs. Dont l’amélioration de la bande passante internationale et l’atterrissage de la capacité de câble sous-marin supplémentaire, le long de la côte ouest-africaine depuis 2010. Avec comme principale bénéfice, la réduction du coût d’accès à Internet.

Il faut surtout noter que les TIC ont été depuis longtemps identifiés par le gouvernement ghanéen comme un vecteur important de développement économique. Notamment, en établissant des politiques et des objectifs spécifiques pour l’accessibilité et l’utilisation des TIC.

L’évolution de l’écosystème numérique au Ghana a été renforcée par l’engagement ferme du gouvernement d’élargir l’accès aux services TIC, y compris l’identification de cibles, à travers une politique nationale des télécommunications adoptée en 2005, la libéralisation du marché et la concurrence accrue depuis 2010.

 

 

A. Akéko

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