« Journées Afrique, Développement et Numérique » à Paris : la vérité sur la participation annulée du ministre gabonais Alain-Claude Bilie

Alain-Claude Bilie-By-Nzé, ministre de l'Economie numérique de la République du Gabon (Crédit photo : aLibreville)

(CIO Mag) – A l’initiative de la France, plusieurs acteurs du numérique africains étaient réunis tout récemment à Paris à l’occasion des Journées « Afrique, Développement et Numérique ». Un évènement qui a connu la présence de plusieurs ministres et personnalités. Seulement, après la sortie de la Secrétaire d’État française chargée du Numérique et de l’Innovation sur Twitter qui avait annoncé que le ministre gabonais de l’Économie numérique « ne sera pas présent » sans donner plus de détails, les commentaires ont fusé sur les réseaux sociaux, faisant état du succès de la mobilisation de la diaspora gabonaise qui aurait dissuadée le ministre Alain-Claude Bilie By Nze d’effectuer le déplacement de Paris. Pourtant, d’après le principal concerné, il n’en est rien.

Dans une interview que Alain-Claude Bilie-By-Nzé a accordé à Gabon Review, il justifie son absence par le mouvement de grève observé à la Poste gabonaise le jour même prévu pour son déplacement : « Je devais partir mardi soir. Mais, il se trouve que la Poste a déclenché un mouvement de grève ce même mardi. Il nous est apparu, au Premier ministre et à moi-même – après en avoir référé au Chef de l’État – qu’il était plus urgent de nous préoccuper de régler la question de la grève de la Poste, qui impactait directement le salaire des fonctionnaires le 25 du mois. Ce sont 19.000 fonctionnaires qui sont payés par le biais des comptes ouverts à la Poste », explique Alain-Claude Bilie By Nze.

Il ajoute ensuite que les négociations qui ont réuni le ministre de l’Économie, le PDG de la Poste et lui-même ont été longues, ce qui l’a obligé à contacter la France pour annuler sa participation : « Nous avons passé des heures dans mon bureau à négocier avec des syndicats pour trouver des solutions. La grève a été reconduite pour le lendemain, mercredi, le jour du début de la conférence. J’ai donc dû saisir mes collègues français par le biais de l’ambassadeur de France au Gabon pour signifier que je ne pouvais plus partir compte tenu de cette grève… Participer à cette conférence, c’était également important et mes collaborateurs y sont. Mais, je confirme ma position : il m’est apparu prioritaire de régler les problèmes de salaire de mes compatriotes », a conclu le ministre Alain-Claude Bilie By Nze.

Jean-Claude Noubissié

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here