Nigeria : les capacités des datacenter représentent 5% de la demande nationale

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(CIO Mag) –  Le Nigeria, première puissance économique d’Afrique, a besoin de datacenter d’une capacité globale d’environ 120 000 mètres carré pour héberger les données numériques du pays, révèle une étude réalisée par Broad Group pour le compte de Rack Centre, l’opérateur qui a installé son datacenter certifié Tier III à Lagos, d’où il délivre des services de colocation aux entreprises locales.  

Se référant à cette étude dans une interview accordée à Technology Times, Ayotunde Coker, le Président directeur-général de Rack Centre a fait remarquer que la capacité actuelle du Nigeria dans le domaine ciblé est évaluée à environ 5000 à 6.000 mètres carrés, ce qui représente à peu près 5% de la demande nationale.

De cette analyse, M. Coker déduit bien évidemment un grand marché à défricher. D’où l’optimiste qu’il affiche pour l’année 2016 qu’il qualifie de prometteuse pour l’industrie des centres de données. Une confiance renforcée, selon lui, par la baisse du prix du pétrole. Et pour cause ? En situation de récession économique, explique-t-il, les entreprises sont plus regardantes sur leurs dépenses. Aussi sont-elles amenées à investir davantage dans les technologies de pointe pour rester compétitives et prospères sur les marchés locaux et internationaux. Et dans cette optique, indique M. Coker, investir dans les services de colocation devient une alternative de premier choix.

Comme l’explique le PDG de Rack Centre, la colocation a ceci d’avantageux qu’elle permet aux entreprises de réduire les contraintes financières nécessaires à la possession en propre d’un datacenter, et de se concentrer sur leur cœur de métier.

Pour Ayotunde Coker, le Nigeria qui compte environ 96,3 millions d’abonnés à Internet produira un volume de données toujours important. Du coup, il a besoin d’infrastructures conséquentes. Installées sur le territoire national, celles-ci impacteront de manière significative l’économie du Nigeria sur les deux prochaines années.

 

Anselme Akéko  

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