Piratage informatique : Amnesty International échappe à une tentative d’espionnage sophistiquée

(CIO Mag) – L’organisation de défense des droits humains, Amnesty international, a eu beaucoup de chances. Au mois d’août dernier, elle a échappé bel à une tentative d’espionnage des plus sophistiquées, mais c’est seulement aujourd’hui que l’affaire a été ébruitée. L’auteur, d’après le site lorientlejour.com, est une fausse organisation qui a tout pourtant pour donner l’impression d’exister:un site internet bien fait, un compte Twitter, un slogan « rendre la parole à ceux qui ont été réduits au silence », une équipe avec de bonnes références selon les CV mis en ligne, 6.000 followers sur les réseaux sociaux, une adresse à Lille ( dans le Nord de la France ) et surtout un joli nom, « Voiceless Victims ».  Seulement, « tout était bidon », résume la Chargée du plaidoyer de l’ONG. Sabine Gagnier, une des cinq victimes. Elle explique au site lorientlejour.com que l’attaque a carrément pris après que des mails ont commencé à être échangés entre son équipe et le fausse organisation. Un jour, des courriels ont été envoyés et leur ordinateur s’est immédiatement bloqué, se rappelle le directeur adjoint d’AI, James Lynch. C’est alors que leurs machines ont détecté des tentatives d’intrusion.

Mais qui doit bien être derrière ce type d’agression dénommé « astroturfing » qui consiste à gêner un adversaire ou pirater un système informatique en utilisant le « masque d’une noble cause » ? Les responsables ont d’abord pensé au Qatar qui a dégagé toute responsabilité. La piste des Emirats arabes unis est la plus envisagée parce que, du point de vue des responsables d’Amnesty International, ils sont un « coupable possible » pour avoir déjà tenté par des moyens similaires à nuire au Qatar avec qui ils entretiennent des relations houleuses. Jusque-là, aucune réponse de la part de Doha.

Ousmane Gueye

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