Tablettes offertes par Huawei Technologies : pourquoi les députés burkinabés n’en veulent plus

Les tablettes offertes par Huawei Technologies aux députés burkinabés ont créé une vive polémique dans le pays. (Crédit photo : Burkina24)

(CIO Mag) – « Cadeau empoisonné » ? La question mérite d’être posée vu la controverse provoquée par les  tablettes que l’opérateur chinois Huawei Technologies a offert aux députés burkinabés, par l’entremise de la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, après l’obtention du marché de construction d’une liaison fibre optique qui doit relier Ouagadougou à la frontière du Ghana pour près de 4,7 milliards de francs CFA (7,5 millions d’euros).

En tous cas, la cérémonie de remise des tablettes à 127 députés, le 10 novembre dernier, relayée par les médias publics et privés du pays, n’a pas seulement suscité l’énervement au sein de la population et des réseaux sociaux. Les ONG de lutte contre la corruption, elles aussi, ne sont pas allées de main morte pour désapprouver ce « cadeau » de la Chine évalué à 65 millions de francs CFA.

Puisant dans la loi anti-corruption, votée en 2015 par le Conseil national de la transition (CNT), qui interdit à  tout agent public de recevoir un cadeau dont la valeur excède 35 000 francs CFA (53 euros), ces ONG sont montées au créneau pour condamner l’acte des députés. Le prix total des 127 tablettes offertes aux députés

Du coup, les parlementaires se sont vus dans l’obligation de renoncer aux tablettes offertes par Huawei Technologies. Ils l’ont fait savoir dans un communiqué publié le lundi 5 décembre dernier.

Anselme AKEKO

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