Vague de suicides à France Telecom: le parquet de Paris demande un procès pour harcèlement moral

(CIO Mag) Va-t-on vers des condamnations dans l’affaire de la vague de suicides à France Telecom ? Ce jeudi, Europe1.fr nous apprend que le parquet de Paris a demandé l’ouverture d’un procès pour « harcèlement moral ». En clair, la justice française veut en savoir plus sur le rôle de la société et de son ex-patron Didier Lombard dans la mort de dix-neufs salariés  entre 2008 et 2009.  Le parquet craint qu’une politique de déstabilisation ait été mise en place pour les pousser au départ.

Europe1.fr rappelle à quel point l’action en justice que vient d’entreprendre le parquet de Paris est hautement symbolique. D’après le site français, c’est la première fois qu’une entreprise du CAC 40 est mise en examen pour « harcèlement moral ». Un procès, concluent nos confrères, amènerait donc la justice à « trancher la première affaire de harcèlement à grande échelle dans une entreprise » de la taille d’Orange.

Il n’y a pas que l’entreprise et son ex-patron qui vont devoir s’expliquer. Le parquet de Paris demande aussi à être édifié sur le rôle de deux autres dirigeants que sont Louis Pierre Wenes, ex-numéro 2 de France Telecom et Olivier Barberot, ex-responsable des ressources humaines et de quatre autres cadres pour complicité selon une source judiciaire contactée par Europe1.fr.

D’ici quelques mois peut-être, l’on devrait être fixé sur cette vague de suicides qui a défrayé la chronique à Orange. Entre 2006 et 2011, trente-neuf victimes ont été citées. Dix-neuf se sont donné la mort, douze ont tenté de le faire et huit travailleurs ont subi un épisode de dépression ou ont été en arrêt de travail à en croire le site internet d’Europe1. Les syndicats et la direction eux, parlent de trente-cinq salariés morts entre 2008 et 2009.

Ousmane Gueye

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here