2020 : le Cameroun vise un taux de contribution de 10 % des TIC au PIB

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Le Cameroun veut tout mettre en œuvre pour accélérer le développement via l’économie numérique et atteindre un taux de contribution de 10% des TIC au PIB, d’ici à 2020.

(CIO Mag) – Ouvert hier matin comme nous l’annoncions, le premier forum international sur l’économie numérique se poursuit sans relâche à Yaoundé. La première journée celle consacrée aux rencontres BtoB a permis à tous les acteurs du domaine des TIC venus de plusieurs horizons de se frotter, d’échanger les connaissances et les compétences dans le domaine de l’économie numérique. Les avantages de cette rencontre sont vus par le ministre des Postes et Télécommunications du Cameroun, madame Minette Libom Li Likeng comme un acte historique réussi du Président de la République, parce que le numéro UN camerounais a tenu à mettre en exergue sa volonté de favoriser le développement de l’économie numérique au Cameroun. Surtout lorsqu’on sait qu’aujourd’hui seulement 5% des camerounais consomment le numérique, et que d’ici 2020, la politique du Cameroun numérique souhaite atteindre un taux de 10%.

Ce qui sous-tend ce grand rendez-vous international de l’économie numérique au Cameroun, c’est la mobilisation des financements tant nationaux qu’internationaux en faveur des projets innovants dans le secteur du numérique. Il vise aussi à faciliter la mise en œuvre des partenariats entre les institutions, les porteurs de projets camerounais et les investisseurs nationaux et internationaux. Lesquels investisseurs devraient provoquer une augmentation de la contribution des TIC au PIB national, en la faisant passer de 5% en 2016 à 10% dans les trois années qui viennent. Multiplier la création d’emplois directs de 10 000 en 2016 à 50 000 en 2020 et certainement une hausse d’impôts de prêt de 146 milliards de FCfa en 2016 à 3 000 milliards de FCfa en 2020.

La mise du Cameroun à cet effet s’est penché plus sur des axes précis et prisés parmi lesquels la télémédecine, l’enseignement à distance, les modes de financement, les infrastructures et le cadre juridique pour développer l’économie numérique. Sans oublier la question de créer un environnement adéquat à la création et au développement des entreprises du numérique.

Ce mardi matin et mercredi, les travaux vont se dérouler dans les ateliers. Et à cet effet, quatre ateliers sont mis sur pied. Le premier sur le financement des infrastructures de télécommunications avec des participants comme Sarah Clatterbuck (directrice de l’ingénierie à Linkedin), Ernest Simo (expert en communication par satellite à la NASA). Le deuxième atelier portera sur le financement des entreprises en économie numérique du Cameroun avec des personnalités telles que Racine Kane, représentant résident de la Banque africaine de développement au Cameroun, Kdima Kaloondji, de la Banque mondiale, Françoise Collet, chef de délégation de l’Union européenne au Cameroun. Le troisième atelier mettra le focus sur l’économie numérique, pourvoyeuse de richesses et d’emplois, avec Jean-Patrick Ehouma, Ivoirien, développeur d’applications web et co-fondateur de l’Africa Startup Challenge. De même que le Camerounais Yannick Nino Njopkou, fondateur du site de vente en ligne Kerawa.com. Le dernier atelier, sera axé sur les stratégies de mise en œuvre des startups, avec des panélistes comme le camerounais Arthur Zang, inventeur du Cardiopad et promoteur de l’entreprise Himore Medical, et Armand Claude Abanda, représentant résident de l’institut africain d’informatique – IAI. Mais aussi Jacques Bonjawo, PDG de Genesis Futurictic Technologies, très impliqué dans la télémédecine en Afrique et au Cameroun.

Jean-Claude NOUBISSIE, Cameroun

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