ATDA 2021 : Ecosystèmes digitaux africains, levier de développement économique au menu de la keynote d’Inetum

Organisé par Cio Mag, le magazine panafricain de référence sur les TIC et la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) sous le sponsoring de l’Agence de Développement du Digital (ADD) et l’Université Mohamed VI polytechnique de Benguerir (UM6P), le 10ème  anniversaire des Assises de la Transformation Digitale en Afrique (ATDA) a permis ce jeudi 25 novembre 2021 à des Keynotes d’envergure de dérouler des exposés autour de la nécessité de parvenir au développement numérique du continent africain. Parmi celles-ci, la prise de parole d’Imad Haddour, Area Africa General Manager chez Inetum, Vice-Président Groupe Inetum. 

(Cio Mag) – C’est une première journée enrichissante parmi les deux traditionnelles de ce rendez-vous annuel du digital. Entre de multiples échanges organisés selon un programme préétabli, cinq principaux thèmes ont été développés. A la quatrième Keynote, Imad Haddour, Area Africa General Manager chez Inetum, Vice-président Groupe Inetum a présenté un pitch sur le thème : « écosystèmes digitaux africains : leviers de développement économique et de souveraineté numérique. » 

« En Afrique, le développement des écosystèmes digitaux est le meilleur levier pour redynamiser les économies d’un continent qui, grâce au numérique, connaissent depuis plusieurs années des mutations positives d’ampleur », expose-t-il. Imad Haddour rapporte au sujet d’une récente étude de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) que 58% de la population africaine vit désormais dans des zones couvertes par la 4G. Par ailleurs, le continent enregistre plus de 480 millions de comptes de paiement mobile, bien plus que toutes les autres régions en développement. 

Même si la souveraineté numérique n’est pas une fin en soi, il estime que « les ESN, acteurs numériques, universitaires, pouvoirs publics et institutions financières se doivent d’aider les pays à moderniser et à harmoniser leurs télécommunications. Et aussi, à mettre en place des politiques de protection des données personnelles, des règlementations pour promouvoir les investissements dans les infrastructures haut débit et cloud à l’échelle régionale et un accès général aux services avec un contenu numérique pertinent, y compris dans les zones démunies. » 

« Ne nous trompons pas de combat, avertit le Vice-président d’Inetum. Il ne s’agit pas seulement de construire  des data centers pour y stocker des données. L’enjeu, c’est l’usage qui en sera fait, la qualité de la data qui sera stockée, la pertinence des applications qui y seront processées et les ressources humaines qui construiront cet ensemble. » Selon lui, le défi à relever est celui d’avoir une démarche holistique pour mener à bien tous les projets de transformation de manière progressive et durable. 

A juste titre, le groupe Inetum, présent dans 26 pays, développe des services à valeur ajoutée pour accroître la souveraineté numérique des Etats. Exemple de la plateforme e-démarche visant à simplifier les démarches administratives des citoyens en Côte d’Ivoire, le projet de déclaration fiscale au Maroc et le projet e-budget au Maroc et en Algérie. 

La vidéo YouTube pour accéder au replay de ce panel. Minutage : de 6:39:35 à 6:48:57

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