Cameroun : Africa Data Protection lance sa première certification pour accompagner la nouvelle loi

Suite à la loi du 23 décembre 2024, Africa Data Protection lance à Douala une certification pionnière. Ce programme forme les professionnels camerounais aux enjeux de conformité, afin de respecter l’échéance légale fixée au 23 juin 2026 pour toutes les organisations.

(CIO Mag) – Le paysage numérique camerounais franchit une étape décisive. Dans le sillage de l’adoption de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel, l’organisation Africa Data Protection a officiellement lancé sa première session de certification à Douala.

Cette initiative ne tombe pas par hasard : elle répond à un besoin urgent de montée en compétences alors que le compte à rebours est lancé. Les entreprises et administrations publiques disposent en effet d’un délai de grâce jusqu’au 23 juin 2026 pour se mettre en conformité totale avec la nouvelle réglementation.

Former les piliers de la confiance de demain

La certification s’adresse à un large spectre de professionnels. Juristes, avocats, responsables IT, délégués à la protection des données (DPO) ou encore décideurs publics se sont réunis pour maîtriser les triptyques de la conformité : aspects juridiques, techniques et organisationnels.

Le programme couvre les fondamentaux indispensables, à savoir les droits des personnes concernées, les obligations des responsables de traitement, la gouvernance et la sécurité des systèmes d’information et les mécanismes de gestion des risques.

Une vision panafricaine

Au-delà des frontières camerounaises, cette certification marque le début d’une offensive plus large pour la protection de la vie privée sur le continent. Le président d’Africa Data Protection voit grand et souhaite instaurer un standard de qualité partout où le cadre législatif évolue.

« Cette certification constitue une première étape majeure dans notre engagement pour la promotion d’une culture de la protection des données en Afrique. Notre ambition est de développer et de déployer ces programmes de certification dans l’ensemble des pays africains disposant d’une législation en matière de protection des données », a déclaré Jules Hervé Yimeumi.

En outillant ainsi les acteurs locaux, Africa Data Protection ne se contente pas de délivrer un diplôme ; elle participe activement à la création d’un écosystème numérique africain plus sûr, éthique et respectueux des droits fondamentaux des citoyens.

La Rédaction

CIO MAG

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