Bénin : l’ANSSI lance la 3ème édition du Hacker Lab

Le Bénin construit une base qualifiée de ressources humaines orientées vers la cyber-sécurité en vue de les former ou de les orienter vers des projets d’opérationnalisation de la stratégie de cyber-sécurité. A cet effet, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a procédé ce mardi 10 novembre au lancement de la 3ème édition du challenge Hacker Lab.

(CIO Mag) – L’organisation annuelle du Hacker Lab s’inscrit dans la stratégie du gouvernement béninois « axée sur le développement de la confiance numérique et qui permet de garantir l’intégrité et la fiabilité des infrastructures auprès des utilisateurs. » Un environnement propice à un réel essor du numérique et au développement de l’économie numérique.

De toute évidence aujourd’hui, la crise du Coronavirus a accéléré la diversification de la nature des attaques informatiques dans le monde. Au Bénin tout particulièrement, la cybercriminalité est très développée. Seulement en 2020, les opérations de l’Office central de répression de la cybercriminalité (OCRC) ont permis d’arrêter plusieurs centaines de cybercriminels, selon des estimations.

Epreuves de sélection

Le Hacker Lab est en effet un challenge qui vise à détecter les talents en cyber-sécurité. Mais pas seulement. Il œuvre également à favoriser la sécurité du cyberespace béninois, gage de confiance numérique à ses utilisateurs. Au total, 25 équipes sont retenues après la présélection ayant eu lieu du 1er au 30 septembre dernier. Du 10 au 12 novembre, elles feront face à la deuxième phase de sélection qui les soumet à l’exploitation de systèmes, l’exploitation web, l’ingénierie inverse et l’analyse forensique.

A travers ce challenge qui fera gagner aux trois meilleurs des lots allant de la connexion internet aux matériels informatiques (laptops) en passant surtout par les certifications CEH, CHFI ou OSCP, le Bénin travaille à terme à orienter l’intérêt des jeunes sur les questions de cyber-sécurité. De même, le Hacker Lab ambitionne notamment d’attirer l’attention de l’industrie de la sécurité informatique et de connaître le niveau de maturité locale en termes de compétences en cyber-sécurité et de lutte contre la cybercriminalité.

Michaël Tchokpodo, Bénin

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