Bénin : les 5 causes de la dégradation de la qualité des services de téléphonie mobile

Cotonou - Djomehountin sur le littoral. © A. Akéko/CIO Mag

(CIO Mag) – Quelles sont les causes de la dégradation générale de la qualité des services de communication électronique au Bénin ? Que font les opérateurs de téléphonie mobile pour résoudre ce problème ? Comment l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep-Bénin) peut aider le pays à sortir de cette impasse ? Ce sont les trois questions qui ont régi les actes de la séance de travail qui a eu lieu lundi 4 septembre au siège de l’Arcep-Bénin. Initiée par le conseil de régulation, cette réunion s’est tenue en présence des trois compagnies qui animent le marché telco. A savoir MTN, Glo Mobile Bénin et Moov.

L’occasion pour ces sociétés d’énumérer cinq causes à la base des dysfonctionnements constatés sur leurs réseaux. Les voici :

  • l’optimisation des réseaux ;
  • la sécurisation des réseaux pour corriger le problème de Sim boxing ;
  • la non disponibilité en continue de l’énergie commerciale ;
  • le dimensionnement des cœurs de chaîne au niveau de leurs réseaux ;
  • l’extension des réseaux à travers l’installation des BTS pour assurer la couverture de tout le pays.

Blocages et coupures d’appels

S’ils ont tous reconnu la dégradation de la qualité de leurs services, il importe pour ces entreprises d’apporter des solutions à ces problèmes pour la satisfaction des attentes des consommateurs. Car les blocages et coupures intempestifs des appels téléphoniques sont devenus le lot quotidien des usagers qui ne manquent pas d’exprimer leur ras-le-bol sur les réseaux sociaux.

Sanctions

Une situation qui avait conduit l’Arcep-Bénin à tenir une session extraordinaire le 29 juin 2017, sous la houlette de Flavien Bachabi, président du conseil de régulation. Au terme de cette séance, MTN et Glo Mobile Bénin ont été condamnés à verser respectivement plus de 500 millions de francs CFA au Trésor public pour défaut de qualité de services. Moov a, quant à lui, été mis en demeure de se conformer aux obligations de son cahier des charges.

Anselme AKEKO
anselme.akeko@cio-mag.com

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