Cameroun, dans le top 10 africain du commerce en ligne

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(Cio Mag) -L’activité économique en ligne est bien dans les habitudes quotidiennes des vendeurs et consommateurs camerounais. L’on a remarqué cet engouement pendant les dernières fêtes de fin d’année, où plusieurs camerounais ont effectué des achats en ligne. La vitesse avec laquelle les camerounais se lancent dans le commerce en ligne, témoigne de la vitalité de cette activité malgré les obstacles qui demeurent.

Sur la Toile, les sites dédiés au commerce se multiplient. Jumia, Wandashop, Afrimarket, etc. Tous sont présents pour satisfaire le plus grand nombre. A côté de cette forme classique   de sites d’achat en ligne, naissent des plateformes consacrées au même exercice sur les réseaux sociaux. « Ma case, ma déco », «  Le coin des bonnes affaires »… Autant d’espaces qui ont le mérite de faciliter la vie au consommateur. En un clic, vous voilà propriétaire d’un produit sans avoir à affronter les embouteillages des marchés traditionnels ou la tournée des supermarchés pour trouver le bon produit au meilleur prix. Normal donc que le e-commerce se porte mieux au Cameroun. C’est en tout cas l’avis de la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (la Cnuced) qui dans son dernier rapport 2018 classe le Cameroun au 10éme rang des pays africains où le commerce en ligne a du succès.

Quatre indicateurs ont permis d’arriver à ce résultat : le nombre d’acheteurs en ligne, le niveau de sécurité des serveurs, la facilité de paiement et la facilité de livraison. Le Cameroun engrange son meilleur score dans la facilité de livraison. Cependant certains opérateurs du secteur prennent avec des pincettes le classement de la Cnuced. Six ans qu’elle est dans le secteur et son activité a connu un ralentissement depuis 2017. Mais Anaise Tchienda, promotrice de Wandashop, une plateforme de vente en ligne, pose comme préalable à la percée de ce secteur au Cameroun, la levée des principaux obstacles. Selon les données de la Cnuced, 68% des internautes de l’Union européenne ont acheté en ligne en 2017, contre seulement 13%  des internautes africains en moyenne.

Selon Anaise Tchienda, la livraison n’est pas la chose la plus facile à faire, à cause par exemple de l’adressage des rues. A côté de cela, se dresse le phénomène de paiement en ligne. Un journaliste spécialisé dans les TIC pense aussi que l’évolution du e-commerce reste timide au Cameroun. « Les africains ont encore la culture du cash. D’où les difficultés des sites web marchands qui adoptent de plus en plus le paiement à la livraison », explique-t-il.

Toutefois, l’on pense que les classements de la Cnuced ont pour vocation d’encourager une pratique tout en incitant les gouvernements à mettre en place des politiques pour le développement du secteur, il faudrait également régler la question du taux de pénétration d’Internet.

Jean-Claude Noubissie, Cameroun

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