Cameroun : un colloque contre la désinformation sur les réseaux sociaux

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Les réseaux sociaux ne sont pas l'apanage des services publics du Cameroun.

(CIO Mag) – Les autorités de tous les secteurs au Cameroun, se souviennent des désagréments que causent les réseaux sociaux. Ce constat a amené les responsables de l’université de Yaoundé 1 (la mère des universités camerounaises) a organisé un colloque pour sensibiliser les internautes et autre utilisateurs sur les méfaits des réseaux sociaux.

C’est le département des sciences du langage de la faculté des arts, lettres et sciences humaines de cette institution universitaire d’Etat qui a pensé qu’il faut regrouper des sommités et autres spécialistes pour réfléchir sur le danger des réseaux sociaux, et, au besoin aller contre la désinformation, la publication d’images choquantes, la liberté de ton et autres travers venant de ce que l’on peut qualifier de « sites à problèmes ».

Ce colloque placé sous le haut parrainage des ministres de l’enseignement supérieur et  de la communication, est le premier du genre sur le thème : « réseaux sociaux et médias sociaux en contexte : quels acteurs pour quelles appropriations et quelles significations ? ».

Ces premières assises internationales pluridisciplinaires a connu la participation d’un public assez important qui veut en savoir plus sur les réseaux sociaux. En effet, s’il est, de prime abord, difficile de cerner la question, le Pr. Alphonse Joseph Tonyé,  chef de département des sciences du langage, explique que les  participants se sont intéressés à ceux qui interviennent dans les réseaux sociaux, leur mode opératoire et leurs objectifs. Il détaille en substance qu’il y en a qui viennent se défouler, se positionner et vouloir manipuler les visiteurs du site. Il poursuit : «  on veut identifier  les acteurs, comment mieux s’approprier les réseaux sociaux et enfin quel est le sens qu’on peut donner à ce qui se fait sur la toile ». Et, pour répondre à toutes ces préoccupations,  les participants en qualité d’experts venus de France, Belgique… tous universitaires ont apporté  des réponses plus ou moins satisfaisantes. Les conclusions de ce colloque sont comme un mouvement qui peut être transposable à tous les niveaux.

Mme le ministre des postes et télécommunications a félicité les organisateurs et a relevé que le colloque est la bienvenue. Car, d’après elle, «  la pensée et la réflexion précèdent l’action ». Pour le ministre de l’enseignement supérieur, ce colloque  jette les bases d’un débat et d’une réflexion riche et fructueuse. C’est ainsi que le Pr. Jacques Fame Ndongo a formulé le vœu que les échanges et les conclusions qui ont débouché sur des propositions concrètes et pertinentes, en vue de l’atteinte des objectifs de promotion de la démocrate, la paix sociale, du développement économique du Cameroun.

Jean-Claude NOUBISSIE, Cameroun

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