Le GUCE CI (Guichet unique du commerce extérieur de Côte d’Ivoire) forme les grandes entreprises industrielles au module eLicence pour simplifier l’obtention des autorisations préalables d’importation. Objectif, renforcer l’efficacité opérationnelle des opérateurs économiques grâce à la dématérialisation complète des processus administratifs.
(CIO Mag) – Le mercredi 4 février 2026 à Abidjan, le Guichet unique du commerce extérieur de Côte d’Ivoire (GUCE CI) a investi le siège de l’Union des grandes entreprises industrielles de Côte d’Ivoire (UGECI), pour une session intensive d’information et de formation. Au cœur des échanges : le module eLicence, une plateforme numérique dédiée à la dématérialisation des Autorisations préalables d’importation (API).
Cette rencontre, qui fait suite à une précédente session tenue en décembre 2025 chez Eurocham, répond à une demande pressante des industriels ivoiriens désireux d’optimiser leurs opérations. Sous le thème de l’impact de la dématérialisation sur le processus d’importation, la session a permis de lever le voile sur les mécanismes du module eLicence.
Simplification administrative
Le module eLicence ne se résume pas à un simple outil informatique ; il s’agit d’une interface stratégique. Comme l’explique Ange Kouamé, formateur au GUCE Côte d’Ivoire : « Le module eLicence permet aux opérateurs économiques de soumettre et d’obtenir les autorisations préalables requises pour l’importation ou l’exportation de leurs marchandises. »
L’un des avantages clés réside dans l’automatisation. Le système permet la génération automatique de certaines licences dès l’obtention en ligne de la Fiche de déclaration à l’importation (FDI). Cette synergie entre les documents réduit considérablement la charge de travail des déclarants. M. Kouamé souligne d’ailleurs que l’objectif est de « faire connaître le guichet aux opérateurs économiques, ensuite de leur présenter les différents modules que nous avons mis en place, notamment le module eLicence, qui permet à ces derniers d’obtenir des autorisations préalables d’importation ainsi que des autorisations préalables d’exportation. »
Pour les membres de l’UGECI, les bénéfices sont tangibles. La plateforme garantit une réduction drastique des déplacements physiques, un traitement accéléré des dossiers par les ministères techniques, ainsi qu’une fiabilité accrue des données. La transparence et la traçabilité deviennent la norme, éliminant les zones d’ombre du processus traditionnel.
Le processus technique est désormais fluide : après la création et la domiciliation bancaire du Dossier de valeur transmise (DVT), l’importateur recherche sa licence via le numéro de DVT dans le module eLicence. Une fois le formulaire soumis, le ministère concerné peut approuver, rejeter ou mettre en suspens la demande.
Pour accompagner cette dématérialisation, le GUCE CI a intégré des solutions de paiement mobile modernes telles que Wave et Trésor Pay, tout en travaillant sur l’intégration prochaine de Visa via Djamo. De plus, l’application GUCE Mobile permet aux opérateurs de recevoir des notifications en temps réel sur l’évolution de leurs dossiers.
Appropriation numérique
Malgré ces avancées, des défis subsistent, notamment en ce qui concerne la maîtrise des outils numériques par tous les acteurs. M. Ange Kouamé observe toutefois une évolution positive : « On a pu constater qu’il y a peut-être le manque d’appropriation de l’outil informatique. Mais compte tenu du fait que la dématérialisation entre dans leurs activités quotidiennes, des efforts sont faits par ces opérateurs pour se mettre à niveau. Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits. »
L’impact de ces sessions est jugé « assez positif » par le formateur, car elles permettent de résoudre concrètement les problèmes rencontrés sur le terrain. L’ambition finale est d’amener tous les ministères techniques à basculer vers la génération automatique des licences sur la plateforme du Guichet unique.
Le GUCE CI ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Cette société d’État, qui vient de célébrer une décennie de modernisation, réaffirme son rôle de partenaire stratégique du secteur privé. « La semaine prochaine, nous avons une campagne de formation sur d’autres modules parce que nous en avons plusieurs, notamment eForex, ePhyto, eManifeste, eVoyage, ainsi de suite », annonce M. Kouamé.
En multipliant ces initiatives, le GUCE CI entend bien s’inscrire dans la politique de l’État ivoirien visant à sécuriser et faciliter les échanges commerciaux, tout en faisant de la Côte d’Ivoire une place de choix en Afrique de l’Ouest.





