D’ici 2022, l’écosystème mobile rapportera 50 milliards $ par an à l’Afrique de l’Ouest (GSMA)

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(CIO Mag) – Soutenu par la croissance du nombre d’abonnés et la transition vers les réseaux mobiles à haut débit (3G et 4G), l’écosystème mobile en Afrique de l’Ouest devrait contribuer d’ici 2022 à hauteur de plus de 50 milliards de dollars par an à l’économie de la région, annonce le GSMA dans un nouveau rapport publié ce mercredi 11 avril depuis Abidjan, en Côte d’Ivoire, où se déroule le Forum « GSMA Mobile 360 – West Africa ».

Dans ce document intitulé « L’économie mobile : Afrique de l’Ouest 2018 », les spécialistes du cyber espace de la région indiquent qu’il y existait, en mars 2018, 29 réseaux 4G (LTE) dans neuf pays sur les 15 que compte la CEDEAO. Six de ces réseaux ont été lancés l’année dernière. Par ailleurs, « les réseaux 3G et 4G représentaient ensemble 36% des connexions mobiles dans la région en 2017 et devraient atteindre, selon le rapport, 94% du total d’ici 2025« .

Partant de cette estimation et des dépenses de 8 milliards de dollars (CAPEX) annoncées par les opérateurs locaux au cours des deux prochaines années, le GSMA prédit que la contribution du secteur de la téléphonie mobile au PIB de la région devrait passer de 37 milliards de dollars en 2017 (soit 6,5 % du PIB) à 51 milliards de dollars en 2022 (7,7 % du PIB).

72 millions de nouvelles connexions mobiles

« À la fin de l’année 2017, ajoute le GSMA, il y avait 176 millions d’abonnés uniques en téléphonie mobile dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Cela équivaut à un taux de pénétration de 47% de la population de la région, contre seulement 28% au début de la décennie. » Selon le rapport, cette forte croissance du nombre d’abonnés devrait continuer au cours des prochaines années. D’ici 2025, le secteur de la téléphonie mobile devrait enregistrer 72 millions de nouvelles connexions, ce qui fera passer le taux de pénétration de 47% à 54%.

Par conséquent, un travail additionnel s’avère nécessaire de la part des opérateurs du secteur et des gouvernements pour connecter la moitié des citoyens encore non connectées à  ce jour, ainsi que la future génération d’abonnés, à un service mobile. Des politiques se doivent d’être mises en place pour créer de bonnes conditions pour les investissements afin de développer et améliorer les réseaux.

Objectifs de développement durable

D’où l’appelle du Directeur de la Réglementation de la GSMA à une collaboration plus accrue entre les gouvernements et les opérateurs. « Connecter une nouvelle génération d’abonnés en téléphonie mobile en Afrique de l’Ouest nécessite une nouvelle ère de collaboration entre le secteur et les gouvernements afin de mettre en place des politiques qui favorisent l’expansion du réseau, l’innovation et l’accessibilité », a déclaré John Giusti. Pour lui, « le rapport d’aujourd’hui démontre le rôle essentiel joué par l’écosystème mobile en Afrique de l’Ouest pour stimuler la croissance économique, autonomiser les citoyens de la région, et atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies ».

Ouvert ce mercredi, le forum GSMA 360 Series Afrique de l’Ouest s’achève le 12 avril.

Anselme AKEKO – Abidjan

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