ESET : « Progress Protected aide à l’adoption et à la transition vers un monde numérique protégé »

Leader européen en matière d’édition de solutions de sécurité, ESET développe des produits pour la protection des données, la sécurité cloud et la protection endpoint. L’entreprise, qui s’est engagée pour le progrès, mise sur la protection de l’innovation et invente « Progress protected. » Une avancée dont parle fièrement Benoît Grunemwald, directeur associé ESET France & Afrique francophone, qui cumule une vingtaine d’années d’expériences au sein du groupe. Interview.

Cio Mag : Quel constat faites-vous sur les cyber-risques dans le monde et en Afrique ?

Benoît Grunemwald : La transformation numérique est en marche chez les particuliers et dans les entreprises. Il y a une avancée particulière en Afrique, notamment par rapport au paiement mobile et à une utilisation très nomade centrée sur le Smartphone. A contrario, la protection du Smartphone est sous-estimée dans les sociétés, comparativement à l’ordinateur. Ce qui est très dommageable pour une organisation très portée sur le Smartphone, surtout en raison des informations cruciales contenues dans ces appareils. Les cyber-risques dans le monde et en Afrique demeurent les mêmes : les données sensibles et l’argent.

Pour les particuliers, il peut s’agir d’une escroquerie au moyen de paiement. Les jeunes générations sont quant à elles exposées à l’addiction aux réseaux sociaux et à la perte de contrôle sur leur vie numérique. Ces dangers et leur fusion avec ceux de la vie réelle se retrouvent dans le monde numérique. Dans les entreprises, on note une perte de productivité, voire un arrêt de production. Ces termes sont souvent assimilés au secteur industriel, mais concerne toutes les entreprises. Les Etats font également face à des risques de déstabilisation, d’ingérence, de fakenews ou de cyber-espionnage.

A lui seul, le Smartphone regroupe énormément de fonctionnalités génératrices de données. On lui confie et il produit beaucoup de données, dont il faut assurer la protection de l’intégrité, la disponibilité et la confidentialité.

Pour son développement, le monde connait un progrès humain et technologique assez fulgurant. Quelles sont les failles de sécurité que laisse entrevoir ce processus ?

Le premier risque est la sécurité des données. Dans cette course à la technologie, on invente de nouveaux outils et des suivis d’activité. A lui seul, le Smartphone regroupe énormément de fonctionnalités génératrices de données. On lui confie et il produit beaucoup de données, dont il faut assurer la protection de l’intégrité, la disponibilité et la confidentialité. C’est un paramètre que l’on souhaite porter à la connaissance de tous ceux qui utilisent les technologies et de ceux qui innovent.

Tout ceci est très bénéfique pour nos sociétés, mais il ne faut pas oublier que ces données, parfois personnelles, peuvent être détournées ou utilisées à des fins moins bienveillantes que celles prévues au départ. La problématique n’est pas de savoir si les dispositifs antiviraux existent pour les téléphones, mais s’ils sont adoptés. C’est là que se trouve notre combat, celui de sensibiliser et de faire adopter, dans cette nouvelle technologie, la protection et les comportements qui vont de pair.

Fidèle à son positionnement de premier éditeur européen de solutions de sécurité, ESET innove en créant le concept Progress Protected. Pourquoi avoir suscité la réflexion sur le sujet ?

Il nous semblait important d’élargir le débat de la protection en ne le restreignant pas seulement à l’antivirus, même s’il y a un concept de protection de l’innovation et de la technologie d’ordre universel. Cette notion reprend l’ensemble des cyber-risques précédemment annoncés : la protection des plus jeunes, de l’innovation, de l’industrie, etc. C’est ce qui se cache derrière Progress Protected, une innovation qui aide à l’adoption et à la transition vers le monde numérique qu’il faut protéger. Pour nous, c’est une modification dans nos sociétés. Nous avons connu des inventions très importantes comme la machine à vapeur, mais, rétrospectivement, elle est sans commune mesure avec l’invention de la connectivité et le monde numérique dans lequel nous sommes. Ces technologies impactent beaucoup plus nos sociétés que la machine à vapeur.

Quels sont vos offres de logiciels et de services de cybersécurité pour soutenir cette avancée ? Et quelle est la cible de cette nouvelle signature futuriste ?

Cela passe par deux volets. Le premier consiste à protéger un maximum de technologies passées, actuelles et futures. Le passé fait référence aux industries qui utilisent encore des systèmes obsolètes, lesquels doivent néanmoins être protégés, à l’instar des Smartphones. Il faut aussi protéger le futur, à travers toutes les nouvelles technologies qui vont émerger : les cryptomonnaies, les NFT, etc. Enfin, il convient de protéger la société dans son ensemble, soit par des logiciels, soit par l’expertise humaine, les conseils et la sensibilisation. Cette nouvelle signature futuriste a une cible mondiale et universelle. On se rend compte que la technologie touche, de manière directe ou indirecte, l’intégralité de nos sociétés. On se doit donc de ne rien oublier dans l’accompagnement de l’utilisateur dans sa vie numérique.

Le maître-mot pour tout acteur du numérique, c’est de réfléchir à sa propre sécurité et de faire en sorte que l’usage du numérique soit une valeur ajoutée pour tout le monde…

Quelles sont les règles d’une vie numérique éthique pour les internautes, les entreprises et les gouvernements africains ?

Il est important de noter qu’il n’existe pas de sécurité à 100%. La sécurité est un chemin à mener, sur lequel il faut avancer avec tous les acteurs de la spirale numérique. Au final, tout le monde est un acteur du numérique. Et pour que la vie sur le net soit éthique, il faut prendre en compte le Privacy by design. Je fais référence à tous ceux qui partagent ces valeurs, notamment les acteurs de la régulation européenne sur la donnée personnelle, qui incluent la notion de Privacy by design ou de Security by design. Le maître-mot pour tout acteur du numérique, c’est de réfléchir à sa propre sécurité et de faire en sorte que l’usage du numérique soit une valeur ajoutée pour tout le monde, sans en détourner les bénéfices dans son propre intérêt.

Qui est Benoît Grunemwald ?

Je travaille pour la société ESET en France et en Afrique depuis plus de 17 ans. A la base, j’ai une formation technique en électronique et je me suis assez rapidement tourné vers la cybersécurité. Aujourd’hui, je fais le lien entre la recherche, la découverte des menaces, leur analyse auprès des gouvernements, des associations et toute entité intéressée par sa cyberprotection.

ESET est une entreprise européenne, qui a plus de 30 années d’existence. Sa mission est d’assurer la protection des organisations, de protéger et de sensibiliser au monde numérique, qui est notre société digitale et au bénéfice qu’elle apporte. Et pour que cela reste des bénéfices, on s’interroge et on participe à la création de la sécurité et à la protection des innovations.

Michaël Tchokpodo

Michaël Tchokpodo est journaliste communiquant, grand observateur des mutations relatives aux technologies numériques et au développement durable. Correspondant au Bénin pour CIO Mag.

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