Les Mardis du Numérique : le ministre de l’Enseignement supérieur réclame plus d’acteurs que de témoins des mutations digitales

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Mary Teuw Niane, ministre sénégalais de l'Enseignement supérieur. Crédit photo : Télé Sénégal

(CIO MAG) – De la craie à la visioconférence, quels parcours ! Le ministre de l’Enseignement supérieur s’est employé pendant de longues minutes à disserter sur les évolutions majeures qui bouleversent le système d’enseignement au Sénégal. Pour Mary Teuw Niane, plus aucun secteur n’échappe au digital et tout le monde doit œuvrer à être plus acteur que témoin de ces mutations pour « un numérique au service de la formation ». L’ancien Recteyur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a rappelé que dix-neuf Espaces Numériques Ouverts (ENO) sont en cours de construction et qu’à l’arrivée, cinquante vont être concrétisés, se félicitant par ailleurs de la collaboration entre son département et le Fonds universel du service universel des télécommunications logé à l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes. Poursuivant sur cette lancée, le directeur des études et de la coopération à la direction générale de l’enseignement supérieur, Olivier Sagna, dit noter qu’avec le numérique, c’est le mode d’enseignement-même qui se retrouve bouleversé avec des professeurs plus encadreurs et accompagnateurs que donneurs de savoirs. Cette nouvelle orientation, c’est toute la philosophie de l’Université Virtuelle du Sénégal à en croire le coordonnateur Moussa Lo qui a beaucoup insisté sur le fait que l’étudiant devient maintenant l’acteur principal. Côté projets, Monsieur Lo promet que l’UVS va s’impliquer davantage dans la réinsertion socio-professionnelle de ses étudiants en plus d’enrichir l’offre de formation qui devrait intégrer des masters très bientôt sans compter l’ambition de l’institution de s’ouvrir davantage sur le marché régional.

Ibrahima Nour Eddine Diagne, de son côté, a attiré l’attention du public sur le fait que le canal importe peu dans la diffusion des savoirs, mais plutôt leur la qualité. Le président de l’African Performance Institute, par ailleurs administrateur général de Gainde 2000, a aussi plaidé pour des mises à niveau à l’intention des étudiants sanctionnées par une certification dans le dessein d’en faire des produits finis sur le marché de l’emploi. Monsieur Diagne s’est aussi prononcé sur les difficultés de financements auxquelles sont confrontées les universités au Sénégal. Il propose la création d’une fondation pour les universités dont le financement consisterait à verser le premier salaire de leurs produits au fonds en question. Pour sa part, l’ancien directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat du Sénégal (ADIE), Mohamed Tidiane Seck a dit constater que beaucoup de Sénégalais talentueux sont sollicités à l’échelle africaine, voire au niveau international sans qu’ils soient forcément pris au sérieux dans leur pays d’origine. A le suivre, il faudrait inverser la tendance en travaillant à une meilleure intégration de ces cerveaux. Il également revenu sur la rapport de la Banque Mondiale sur les dividendes du numérique qui distingue deux secteurs comme les plus productifs:l’éducation et la finance. Par ailleurs, la série de conférences lancée le 16 mai dernier va connaitre une pause en raison des élections législatives du 30 juillet pour reprendre en septembre. La reprise devrait d’abord axée sur le thème « économie numérique-Comment faire du Sénégal un acteur de rang mondial? »

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