Les régulateurs africains analysent la fusion entre audiovisuel et télécommunications

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Le président du Conseil national de la communication (CNC), Peter Essoka, a pris les rênes du Réseau des instances de régulation de la communication pour deux ans (2019/2021).

(CIO Mag) – A l’ère du tout numérique, la technologie se confond au contenu. Le dire n’a rien de nouveau, pourtant il reste encore à le faire comprendre aux dirigeants des États africains. Le plaidoyer continue d’être mené par le Réseau des instances de régulation de la communication (RIARC). Cette organisation milite pour une convergence nécessaire des autorités de régulation de la communication. En d’autres termes, il s’agit de la fusion entre les régulateurs télécoms et les instances chargées de réguler les médias, donc les contenus.

Réunis à Yaoundé du 12 au 14 décembre 2018 pour leur neuvième conférence, les présidents des instances de régulation de la communication d’Afrique ont réitéré la nécessité de suivre le chemin tracé par l’Afrique du sud.

Le modèle ICASA de l’Afrique du sud

On se souvient que depuis l’année 2000 en Afrique du sud, avec la naissance de l’ICASA, l’Autorité indépendante des communications régule à la fois le secteur des télécommunications et le paysage audiovisuel. Avant la création de l’ICASA, chaque secteur sous la tutelle d’une instance de régulation.

« Cela va renforcer le régulateur qui aura une vue d’ensemble de l’écosystème, et ça apportera plus de cohérence dans son activité. Il faudrait se renforcer de manière à inciter et protéger la complémentarité du secteur des télécommunications et du secteur des contenus. Ceci est d’autant vrai qu’on voit de nouveaux acteurs arriver. L e consommateur devient également producteur d’informations, de contenus », explique le rapport final des travaux.

Fake news

Cette fusion est d’autant plus urgente que les défis sont immédiats. En effet, le RIARC poursuit : « Les régulateurs doivent être capables de maîtriser les technologies numériques et les contenus pour pouvoir combattre les fake news. Ils doivent tirer tous les avantages de la révolution numérique en harmonisant les textes concernant la régulation et en tenant compte des nouveaux médias (internet et réseaux sociaux).

Il revient aux État africains de lancer le chantier. Un plaidoyer devrait être mené par l’organisation panafricaine qui regroupe 36 instances de régulation de la communication.

A noter que le Camerounais Peter Essoka, président du Conseil national de la communication (CNC), a pris les rênes du Réseau des instances de régulation de la communication pour deux ans (2019/2021).

Jean-Claude NOUBISSIE

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