Ouganda : nouvelle règlementation pour les VTC et les « Bodaboda »

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Les entreprises de taxis et moto-taxis communément appelées « Bodaboda » qui veulent fournir des services via des applications mobiles numériques en Ouganda, devront désormais se soumettre à des lignes directrices spécialement définies récemment par la Kampala Capital City Authority (KCCA).

(CIO Mag) – Face aux multiples problèmes occasionnés sur la voie terrestre, soit « la congestion du trafic » et « les plaintes des voyageurs »  malgré,  la définition des cartes des itinéraires des taxis, l’installation des feux de circulation, le revêtement des voies piétonnes, le goudronnage et bien encore, cette autorité a pensé à la réforme du secteur. Pour cela, elle a annoncé la semaine dernière, avoir reçu plusieurs présentations d’entreprises numériques proposant des solutions aux défis actuels de la mobilité.

« À la lumière des présentations, KCCA, en consultation avec d’autres agences gouvernementales clés, a élaboré une feuille de route qui facilitera le fonctionnement des entreprises numériques ainsi que la rationalisation des transports publics », a-t-elle déclaré sur son site internet.

Il faut noter que cette entité juridique, établie par le Parlement ougandais, est responsable des opérations de Kampala, la capitale ougandaise. Elle est aussi la remplaçante du conseil municipal de cette ville.

Parmi les règles imposées à ces entreprises de transports, il y a l’obligation d’avoir un profil d’entreprise comprenant un document de propriété telle qu’une copie certifiée conforme du mémorandum et des statuts. Mais aussi une copie certifiée conforme du certificat de constitution.

Entre autres, il faut également détenir un plan d’affaires constitué d’objectifs, de concept, d’une description détaillée des infrastructures engagées, d’une technologie, des capacités d’installation dans les infrastructures de commutation et de transmission. Ce, étant illustré par un schéma de réseau.

Confidentialité et qualité

« Tout fournisseur souhaitant utiliser des services prépayés sera tenu d’indiquer les mesures mises en place pour protéger les consommateurs des services prépayés comme les portefeuilles sans numéraire », selon Daniel Nuwabine responsable des relations publiques de la KCCA, repris par la presse locale.

Ces entreprises seront aussi soumises aux clauses de divulgation des opérateurs et des accords de partage de données, des mécanismes de paiement des frais de licences KCCA par les usagers de bodaboda l’accessibilité des services et les exigences technologiques, la qualité des niveaux de service et les normes d’équipement, les exigences d’interface d’interconnexion et des mécanismes de résolutions de plaintes.

Pour s’assurer que ces obligations soient respectées, l’entité municipale fait front commun avec le ministère des Travaux publics et des Transports, le ministère de la Sécurité (y compris la police d’Interpol), le Bureau des services d’enregistrement ougandais, le ministère des TIC (MoICT) et le NITA-U l’Autorité nationale de l’information et de la technologie. Sans oublier l’Autorité nationale d’identification et d’enregistrement (NIRA), l’Autorité fiscale ougandaise (URA), le Bureau national ougandais des normes (UNBS) et la Commission ougandaise des communications (UCC).

Le pays compte déjà de nombreuses sociétés tout aussi concernées par cette nouvelle réglementation. Il s’agit de spesho, Safe boda, taxify, Uber, Dial jack, Bolt boda / taxi et Mondo Ride. On peut également citer Matatu Pay, Kommute, Ollie Taxi, Mak Boda et City Boda.

Aurore Bonny

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