Vodafone Cameroon met un terme à ses activités

0
265
Le logo de Vodafone va-t-il disparaître du paysage numérique du Cameroun ?

(CIO Mag) – La semaine dernière, les employés de Vodafone Cameroon sont partis en week-end avec une triste nouvelle : l’entreprise vient d’annoncer sa décision de mettre un terme à ses activités dans le pays. En cause ? Des coûts de fonctionnement élevés dus au fait que Vodafone opère sans licence d’exploitation et aussi qu’elle n’a aucune indication sur la date de délivrance des nouvelles licences.

« Après le retrait de sa licence par le Ministère des Postes et Télécommunications et l’Autorité de Régulation des Télécommunications, et la longue suspension de ses services, l’entreprise Afrimax Cameroon (qui opère sous la marque Vodafone, ndlr) a conclu à contrecœur qu’il n’était plus commercialement viable de reprendre ses services au Cameroun. En conséquence, Afrimax Cameroon a cessé ses opérations avec effet immédiat », explique un communiqué.

Dans une correspondance adressée le 9 novembre 2017 à Minette Libom Li  Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, avec ampliation aux services du Premier ministre, la présidence de la République et le Haut-commissariat de Grande Bretagne au Cameroun, Lars Stork, CEO du groupe Afrimax, écrit ceci : « Nous sommes aujourd’hui obligés de prendre la triste décision de nous retirer du marché, à cause des actes incompréhensibles qui ont été pris contre notre société et le manque d’un véritable soutien. »

Pour Lars Stork, la décision des autorités publiques de retirer la licence à son entreprise sans aucune notification est « extrême et injuste » car la licence de Vodafone a été, selon lui, obtenue « parfaitement » puisqu’elle a été délivrée par  l’autorité compétente.

Par ailleurs, la direction d’Afrimax reproche les lenteurs observées dans le processus d’attribution des nouvelles licences. Le groupe dit avoir a payé tous les droits d’entrée sur le marché des télécommunications, et avoir reçu l’assurance des autorités depuis septembre dernier que le dossier serait traité en 48 heures. Autre grief soulevé par l’opérateur de téléphone mobile, le refus du ministère des Postes et Télécommunications de permettre à Vodafone de poursuivre ses activités pendant que le dossier était en étude.

Toutes ces difficultés et bien d’autres ont-elles fini par avoir raison de Vodafone? C’est du moins ce que laisse croire les déclarations de l’entreprise qui réclame des  compensations pour dommages subis.

En attendant, ce sont des centaines de Camerounais qui voient leurs emplois disparaître sous leurs yeux.

Jean-Claude NOUBISSIE, Cameroun

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here