Accès au financement de l’Etat : les Tech entrepreneurs camerounais parleront désormais d’une seule voix

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Drone de surveillance fabriqué au Cameroun par des Tech entrepreneurs.

(CIO Mag) – Elles ont décidé de ne plus croiser les bras et attendre que les hommes d’affaires et surtout les banques et autres micro finance viennent vers elles pour appuyer financièrement leurs recherches numériques. Elles ont pris la ferme résolution au cours d’une assise le 21 avril dernier à Douala de se réunir au sein du Groupement des startups numériques (GNS) de se tourner vers l’État qui est le garant du développement de l’économie numérique.

Comme tous ces jeunes porteurs de projets ou promoteurs de micro entreprises confrontés à l’accès difficile au crédit, ceux actifs dans le secteur de l’économie numérique n’y échappent pas. Ils l’ont clairement fait savoir lors de l’assemblée générale constitutive. En ligne de mire, l’enveloppe de 102 milliards de FCFA mis à la disposition des porteurs de projets du secteur de l’agriculture et du numérique dans le cadre du programme  PEA jeunes.

De l’argent frais dont les porteurs de projets startups numériques en ont besoin pour développer leurs activités, et les arguments ne manquent pas. « La seule et principale source de financement reste celle de l’État, même si tout le monde vous dira qu’il y a des fonds d’investissement, des business angels, etc… Je maintiens que vu les conditions actuelles des startups camerounaises, l’État doit intervenir de façon claire, nette et précise.

L’État doit pouvoir mettre à la disposition des startups locales, un certain nombre de facilités financières. Je veux parler ici des startups qui ont de fortes capacités à l’export et celles qui ont des capacités de croissance.  Celles-là ont besoin d’avoir le soutien de l’État, parce qu’en réalité, ce qu’on retient c’est le fleuron Made in Cameroon », explique Alex Perytrand Gouather, initiateur du Groupement des startups numériques.

Mais voilà, tout ne se passe pas comme les jeunes entrepreneurs le souhaitent. « Il se trouve aujourd’hui qu’il y a comme un flou qui semble existé. Il faut pouvoir savoir qui peut être bénéficiaire. On peut envoyer un projet en ligne, on peut recenser un certain nombre de personnes, etc. mais ce n’est pas toujours cela », souligne-t-il.

Précisant que c’est l’une des raisons pour lesquelles les porteurs de projets et startups numériques ont décidé de parler d’une seule et même  voix, en se regroupant au sein d’une association. « Au regard des difficultés qui sont les nôtres, de l’environnement et des réalités que nous connaissons tous ; il était plus qu’impératif de se constituer, de coaliser pour parler comme un seul homme », déclare Alex Bertrand Gouather.

Parler d’une seule et même voix va certainement changer beaucoup de choses. Des startups telles que Kiro’o Games, du jeune entrepreneur Olivier Madiba, producteur du jeu  vidéo Aurion commercialisé depuis plusieurs mois à l’échelle mondiale plus précisément aux USA et en Europe, Himore Medical d’Arthur Zang, promoteur du cardiopad, étaient valablement représentée à cette première assise.

Reste maintenant à espérer que l’État sera réceptif aux messages du Groupement des startups numériques.

Jean-Claude NOUBISSIE – Cameroun

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