Accès internet : près de 100 milliards FCFA d’aide aux États africains ne sont pas utilisés

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(CIO Mag) – C’est Jeune Afrique qui rend publique cette information, citant un rapport produit tout récemment à ce sujet par deux organisations que sont la Worldwide Web Foundation et l’Alliance for Affordable Internet. En effet, cette importante somme d’argent mis à la disposition des États africains et qui demeurent non utilisées représente pourtant une manne qui dort, parce que non investie dans un secteur fondamental pour le développement des économies africaines.

L’étude publiée en mars dernier par ces deux organismes et le UN Women est catégorique quant au chiffre issu des estimations réalisées. Au moment où l’Afrique reste la région ayant le taux de pénétration d’Internet le plus bas (22%) et le fossé numérique entre les genres le plus élevé (25%), il y a, apprend-on, 177 millions de dollars US (environ 100 milliards de FCFA) qui dorment dans les Fonds pour l’accès et le service universels (FASU). Sans être dépensés. Treize pays d’Afrique publiant régulièrement les détails sur le fonctionnement de leurs FASU sont cependant concernés par cette situation. Car sur les 37 pays qui bénéficient des FASU en Afrique, plus de 408 millions de dollars ne sont pas dépensés.

Selon ledit rapport, seulement 68% des pays africains disposent d’un FASU, tandis que 62% de ces caisses sont actives. Le taux de décaissement des FASU demeure limité, puisqu’il n’atteint que 54% en 2016. L’étude renseigne en plus que seulement quatre des Fonds pour lesquels les informations sont disponibles ont un solde égal à zéro. Et il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Rwanda et de l’Ouganda.

D’après l’étude, « réaliser un accès universel à Internet à un coût abordable est une priorité économique et social clé pour les pays du monde entier ». Étant donné qu’Internet s’inscrit dans le cadre des objectifs du développement  durable par l’ONU en 2015 et qui devraient être réalisés d’ici 2020. Dans l’optique d’atteindre cet objectif et connecter les communautés qui ne bénéficient pas d’un accès à Internet, plusieurs pays ont mis en place des Fonds pour l’accès et service universels (FASU). Lesquels sont financés par des contributions obligatoires des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs de services de télécommunications.

Jean-Claude NOUBISSIE

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