Appel de Christchurch : Facebook s’engage à réguler davantage la vidéo en direct

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(CIO Mag) – La rencontre internationale qui réunit à Paris plusieurs dirigeants d’Etat et de géants du Net dont la Première ministre néo-zélandaise (photo) sur les contenus à caractère terroriste en ligne donne des résultats. Des résultats ou plutôt un catalogue de bonnes intentions pour juguler le mal, à moins de l’éradiquer définitivement. Facebook par lequel le tueur de Christchurch était passé le 15 mars dernier pour filmer en direct son forfait (plus de 50 musulmans qu’il descend froidement, dans deux mosquées, le jour de la prière du vendredi), a promis de revoir justement cette fonction de « direct » très controversée.

Les services de Mark Zuckerberg annoncent mercredi qu’un utilisateur ne pourra plus utiliser la fonction en question s’il enfreint les règles les plus sensibles sur la plateforme. Le plus grand réseau social au monde ne précise pas quelles sont ces règles, mais il prend l’exemple de quelqu’un qui aurait partagé le communiqué d’un groupe terroriste « sans aucun élément de contexte », selon le compte rendu de RFI. Facebook ne s’en est pas arrêté là puisque le réseau social promet de dégager 7 millions d’euros dans la recherche pour, à la clé, mettre au point un outil capable d’effacer automatiquement les copies de vidéos et surtout repérer les vidéos modifiées ou recadrées, plus difficiles à détecter.

Ce sont 26 pays dont l’Irlande, la Nouvelle Zélande, la France, le Sénégal (dont le président de la République a également fait le déplacement) qui ont signé mercredi ce qui a été appelé l’Appel de Christchurch. Une réunion internationale organisée à Paris à l’invitation d’Emmanuel Macron et de la Première ministre de Nouvelle Zélande et qui se tenait un mois pile, jour pour jour, après le terrible double assaut d’un ressortissant australien dans deux mosquées du pays, tuant 51 fidèles musulmans à l’heure de la grande prière du vendredi.

Il faut noter toutefois que les Etats-Unis, tout en disant soutenir cet appel, ne l’ont pas du tout signé. « Bien que les Etats-Unis ne soient pas actuellement dans une position de se joindre à l’adhésion, nous continuerons à soutenir les objectifs généraux représentés par l’appel de Christchurch », a fait comprendre la Maison Blanche qui dit insister « sur l’importance de promouvoir des discours alternatifs crédibles comme étant la méthode principale par laquelle nous allons contrecarrer le message terroriste », ajoutent encore les Américains, sur le site de France Info.

Elimane

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