Ces écoliers réfugiés au Cameroun préfèrent la tablette numérique

  • 5 octobre 2017
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Grâce au projet “Connect my school”,  les écoliers centrafricains et nigérians réfugiés au Cameroun peuvent se familiariser aux TIC.

(CIO Mag) – Avec sa tablette numérique, Alain Klaoussia, élève à l’école primaire d’Abo Boutilla, joue les photographes. A quelques kilomètres de Garoua-Boulaï, au Cameroun, la tablette numérique fait partie des outils pédagogiques. L’établissement, qui accueille 371 pensionnaires dont 140 d’origine centrafricaine, en a reçu sept de la part de l’Unicef, dans le cadre du projet “Connect my school”. Lequel projet vise à familiariser les écoliers à l’utilisation des outils informatiques et d’internet.

« Nous l’utilisons pour faire des photos, visualiser des animaux et la nature, calculer, dessiner, etc. », se réjouit le petit Alain. Comme lui, les pensionnaires de l’école primaire d’Abo Boutilla sont captivés par ce nouvel outil, objet de convoitise. Tous les élèves veulent toucher les tablettes et les utiliser. « Nous travaillons par groupes, mais ce n’est pas évident. Il y a parfois des élèves dominants qui veulent s’en accaparer. Il nous en faudrait davantage. Avec ces tablettes, les élèves sont plus assidus, concentrés et assimilent davantage les leçons », constate Aline Zanga, instructrice dans cette école.

Dans cette partie du Cameroun, les enfants réfugiés centrafricains se sont intégrés et papotent avec leurs camarades camerounais. « Ce n’était pas évident au début, mais la cohabitation se passe bien à présent, même s’il y a parfois des difficultés de compréhension », explique Aline Zanga.

A ce jour, le Cameroun accueille plus 600 000 réfugiés. Le pointage du Haut-commissariat des réfugiés (HCR) qui date du mois d’août 2017, indique que les réfugiés centrafricains, repartis dans les régions Nord, Est et de l’Adamaoua, représentent 232 917 personnes tandis que les 90 581 ressortissants nigérians sont logés au camp de Minawa dans l’extrême-Nord du pays.

Ce nombre sans cesse croissant de personnes en situation précaire constitue un poids supplémentaire sur les ressources locales. Alors que le nombre de réfugiés croit de manière arithmétique, et les besoins, de manière géométrique, les contributions financières, elles, s’amenuisent, et limitent les capacités d’intervention, aussi de l’Etat que des organisations internationales.

Jean-Claude NOUBISSIE, Cameroun

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