Au Kenya, les industries retardent encore la digitalisation

Les entreprises de fabrication kényanes sont encore loin de la numérisation avec un pourcentage de 10,3% d’entreprises de fabrication automatisées entièrement tandis que les reste l’est à moitié où ne l’est pas du tout. Des experts préconisent de profiter des technologies émergentes pour se maintenir en place.

(CIO Mag) – Qui voudrait se passer du numérique en temps du numérique ? Les avantages ne sont plus à citer, le monde milite fortement pour la révolution numérique. Pourquoi le Kenya serait en reste ?

Face à ce pourcentage minimal d’entreprises  automatisées selon une étude universitaire menée en 2020, Deirdre Fryer responsable de l’ingénierie des solutions de SYSPRO Afrique, une société de logiciels qui construit des systèmes de planification des ressources d’entreprise, a fait un constat. Reprise par la presse locale, elle a observé que de nombreuses sociétés utilisent encore l’informatique héritée et évitent la digitalisation.

Selon elle, certains groupes n’ont pas longtemps compris correctement la transformation numérique mais soudainement les intérêts se manifestent  surtout qu’il est de plus en plus question de digitalisation.

Il faut remarquer que, depuis quelques années déjà, les entreprises kényanes sont fortement conviées à se digitaliser. Par exemple, l’année dernière, l’Overseas Development Institute (ODI) un groupe de réflexion indépendant sur le développement international et les questions humanitaires et l’Association kényane des fabricants (KAM) ont dressé un rapport prévenant que la fabrication locale risque de se désindustrialiser davantage si le gouvernement et les entreprises ne se préparent pas à l’avenir numérique.

A l’occasion, Jackson Wambua, responsable des politiques et de la recherche à la KAM avait relevé que la lenteur de l’adoption de la technologie d’adaptation conduit à une concurrence accrue dans la production de produits en provenance d’autres pays, en particulier au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Pourtant, d’après lui, la gestion des données grâce à la numérisation est avantageuse pour l’accès aux informations sur le lieu de production de certains produits, ce qui est essentiel pour une commercialisation efficace de ces produits à l’extérieur du pays

Ledit rapport intitulé « Comment développer la fabrication et créer des emplois dans une économie numérique: 10 priorités politiques pour le Kenya », invite les pouvoirs publics à une meilleure préparation en soutenant financièrement les fabricants dans l’adoption de l’internet et des TIC. Il dresse aussi une feuille de route pour une transformation réussie dans le pays.

Les efforts à fournir

Pour Fryer, la transformation numérique est  un changement essentiel pour l’usage de la technologie au sein d’une entreprise, la gestion de ses ressources humaines et ses processus commerciaux dans l’amélioration de ses performances et sa valeur pour sa clientèle.

A cet effet, selon elle, la mise en œuvre du processus de numérisation ne doit pas être laissé à un seul département ou à un individu dans une entreprise mais à plusieurs départements et personnes nécessairement.

Précisant aussi qu’une transformation numérique réussie ne se produit que lorsqu’il y a un effort de changement coordonné dans tous les aspects de l’entreprise.

SYSPRO considère aussi l’adoption du numérique comme un facteur clé d’accroissement de la compétitivité des entreprises kényanes. Pour en profiter, elle préconise la disposition des ressources humaines aguerries et compétentes dans la mise en œuvre des technologies pertinentes. Sont également requises,  des ressources financières pour l’achat des dernières technologies au niveau local.

D’autres webinaires seront organisés par le groupe en vue d’accompagner la transformation numérique de ces entreprises de fabrication. Ce secteur étant prioritaire pour les autorités du pays qui veulent y puiser 20% du PIB d’ici deux ans alors qu’il ne contribue encore qu’à 9,6%.

Aurore Bonny

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