Au Sénégal, une startup se déploie dans l’avance sur salaire

  • Par CIO MAG
  • 8 septembre 2022
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Pour soulager les travailleurs et les financiers dans les entreprises, une startup vient de lancer une solution pour gérer les avances sur salaire.

(Cio Mag) – Face à une conjoncture économique peu favorable, les travailleurs du secteur formel font très souvent recours à des avances sur salaire pour gérer certaines urgences, en attendant la fin du mois. Un système qui est presque devenu une tradition dans plusieurs entreprises. Jusqu’ici gérée en interne, cette offre pourrait bientôt changer de mains, voire être délocalisée.

C’est du moins le souhait d’une startup qui vient de lancer FINTRA (Fin de mois Tranquille). Selon Oumar Diallo, un des promoteurs, cette solution d’avance sur salaire permet à l’entreprise d’offrir à ses employés, la possibilité de recevoir, en avance, jusqu’à 20% de leur salaire.

« Fintra permet de gérer, automatiquement, les demandes d’avance sur salaire et de fournir aux employés un système de gestion financière, tout en gardant le contrôle et sans impacter la trésorerie de l’entreprise. La gestion des demandes de prépaiement est automatique », explique-t-il. Pour M. Diallo, cette offre est ouverte aussi bien pour les entreprises publiques que celles privées.

Un taux de 6% du montant de l’avance

Alors que les banques prennent jusqu’à 12% sur les découverts, dans les entreprises, les montants restent limités. Pour Fintra, c’est un taux de 6% sur le montant de l’avance qui sert de rémunération, explique Oumar Diallo. Cependant, si l’on en croit Mamadou Sall, ancien responsable des ressources humaines d’un groupe de presse publique au Sénégal, l’avance sur salaire est un paiement procédé pour un travail qui n’a pas encore été effectué. Mais s’empresse-t-il d’ajouter, il n’est pas un acompte qui lui intervient pour un travail déjà effectué.

« L’avance sur salaire consiste pour le travailleur à demander à son employeur de lui prêter un montant sur son salaire à venir. L’employeur n’est pas obligé d’accepter puisque le travail n’est pas encore effectué. Le montant n’est pas fixe, mais il doit être tenu compte du niveau de l’engagement du travailleur (capacité d’endettement) vis-à-vis des banques notamment », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’offre peut intéresser beaucoup d’entreprises eu égard au casse-tête que représente l’avance sur salaire pour les financiers à l’approche des fins de mois. Aujourd’hui, pour être dans les dispositions réglementaires, la startup s’est faite enrôlée par une banque.

Oumar Fédior