Burundi : le taux de pénétration d’internet est de 21.3% (ARCT)

« La couverture d’internet reste très faible au Burundi avec un taux de pénétration de 21.3% à la fin de l’année 2021. » Ceci est contenu dans le rapport annuel des activités de l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) au cours de l’exercice 2021-2022.

(Cio Mag) – Le Burundi poursuit ses efforts dans la réduction de la fracture numérique. Entre 2021-2022, ce pays a connu une petite avancée en matière d’accès à la connexion internet, à l’acculturation au numérique et des services financiers mobiles. A en croire les statistiques des activités réalisées par l’ARCT au cours de l’exercice 2021-2022, la couverture internet était évaluée à 21.3% à la fin de l’année 2021. Un faible taux de pénétration pour ce petit pays d’Afrique de l’Est.

Les réseaux mobiles

Entre 2021-2022, le taux de pénétration de la téléphonie mobile était de 64.27%. Celui de croissance du chiffre d’affaires de 11.07% tandis que celui de l’internet fixe était de 0.001%. Les abonnés aux réseaux mobiles ont sensiblement augmenté, passant de 5 917 825 en 2017 à 7 740 494 abonnements en 2021. La couverture de la population par le signal du réseau mobile était, quant à elle, évaluée à plus
de 97%.

D’après l’ARCT, « les emplois directs offerts par les opérateurs des télécommunications et fournisseurs d’accès Internet ont connu une augmentation entre 2020 et 2021, passant de 1187 à 1232, soit un taux de croissance de 3,79%. » En termes des services de finance mobile, le Burundi connait un taux d’utilisation de 31% rendu par les opérateurs mobiles majeurs tels que Lacell, Onatel, Econet et Leo et Viettel.

Focus sur le numérique

Le Burundi est le pays le plus pauvre du monde, selon les dernières estimations du Fonds mondial international en raison de son faible PIB. Pour autant, il ne croise pas les bras. Ses autorités ne cessent de mettre un accent particulier sur le numérique. Après la mise en place d’un ministère dédié à l’économie numérique et la redynamisation de l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications, le pays s’est doté d’un outil de planification stratégique à l’horizon 2027, tenant compte du plan national de développement et autres outils de planification en matière de TIC.

« Le secteur des TIC au Burundi est en pleine évolution et contribue à la croissance socio- économique et à la création des emplois. Néanmoins, il est observé une fracture numérique entre milieux urbains et milieux ruraux », a déclaré Samuel Muhizi, directeur de l’ARCT.

L’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications est l’organe étatique de suivi et de réglementation des activités des secteurs de communication et des télécommunications. Elle publie chaque année des rapports et autres documents importants sur l’évolution de ces secteurs au Burundi. Son dernier rapport en date met en évidence les indices du taux de pénétration d’internet, du marché des services mobile money et autres.

Enock Bulonza

ICT content producer. Cio-Mag correspondent in the Great lakes region Africa

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