Ce que tout le monde veut savoir sur la Fondation Adrien Houngbédji pour le Numérique et la Jeunesse béninoise

(CIO Mag) – A l’annonce de la création de la Fondation Adrien Houngbédji pour le Numérique et la Jeunesse (FAHNJ), nombreux sont ceux qui croyaient apercevoir en cette initiative une nouvelle trouvaille de l’homme politique pour continuer à exister sur l’échiquier politique national en appâtant les jeunes. « Et pourtant, il n’en est rien », regrette son conseiller à l’informatisation et à l’économie numérique, Christian Parfait Ahoyo. « L’épanouissement de la jeunesse a toujours été l’une des priorités de Me Adrien Houngbédji », se défend le conseiller.

Déjà, au lancement de la fondation en août 2017, Adrien Houngbédji, actuel président de l’Assemblée Nationale du Bénin, soulignait qu’il « a eu une vision futuriste pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication depuis 2005 ». Il en a même fait l’un de ses chevaux de bataille dans son projet de société à la présidentielle de 2006.

Vecteur de développement

« L’action volontariste pour les Technologies de l’information et de la communication dans l’éducation, la culture, l’administration, l’économie, l’innovation et la recherche, la médecine, la sécurité publique et l’aménagement du territoire sont l’une des pistes pour aborder courageusement et sans tabou les questions de l’emploi, de la santé, de la criminalité et de la lutte contre la corruption au Bénin », laissait entendre l’initiateur de ce noble projet pour la jeunesse et le numérique. Il s’agit en fait pour Me Adrien Houngbédji de faciliter l’accès au numérique aux jeunes. Surtout aux jeunes défavorisés. Ceux qui, par la fracture numérique n’ont pas accès, peu ou prou, aux outils, à la connaissance, à la science.

Et c’est à juste titre donc que la Fondation Adrien Houngbédji pour le Numérique et la Jeunesse se donne pour but d’œuvrer à la promotion, au Bénin et en Afrique, d’initiatives et d’innovations en matière de développement des technologies de l’information et de la communication et d’applications numériques pour servir l’éducation des jeunes générations en particulier et le développement économique, social, humain et culturel en général.

En d’autres termes, la FAHNJ a fait le pari de soutenir et d’accompagner les politiques publiques d’intégration du numérique dans l’enseignement et les pratiques pédagogiques et andragogiques ; contribuer à la promotion et à la diffusion la plus large possible des TIC au sein de la jeunesse béninoise et africaine ; stimuler et encourager des processus d’appropriation créative par la jeunesse béninoise et africaine des technologies et applications numériques par l’attribution de prix, bourses, distinctions et récompenses ; contribuer à un usage plus étendu du numérique comme vecteur de développement dans tous les domaines, en particulier, l’éducation, la santé, l’agriculture, le commerce, l’environnement, les arts et la culture est aussi l’une des priorités de cette fondation qui ambitionne également de soutenir l’organisation de conférences, colloques et cercles de réflexion sur les enjeux socioéconomiques induits par l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC).

Opportunités et actions concrètes

De ce fait, la FAHNJ constitue désormais la boussole qui servira à mobiliser toutes les ressources (humaines, financières) internes et externes pour favoriser l’accès aux TIC de tous les Béninois et de créer les conditions permettant de faire du Bénin, l’économie numérique la plus dynamique d’Afrique. Une noble ambition dont la réalisation passera forcement par la jeunesse. Une jeunesse qui se voit désormais faciliter l’accès au numérique à travers des bourses pour des études du numérique.

Ainsi, cinq jeunes béninois ayant bénéficié des bourses de la FAHNJ poursuivent actuellement leurs études supérieures en numérique. De même, trois startups primées dans le cadre de la création d’applications dans le secteur de l’éducation bénéficient d’un accompagnement soutenu de la fondation afin que leurs produits et les projets pour lesquels elles ont eu des prix aillent à maturité.

Toujours pour rendre le numérique accessible aux jeunes, la FAHNJ a établi un partenariat stratégique avec la Fondation MTN pour le numérique pour gérer ensemble le centre d’incubateur de formation de MTN. Ce qui permet aux jeunes voulant développer des applications d’avoir à disposition un espace, des équipements et des infrastructures nécessaires pour mener à bien leurs projets.

Usage sain du numérique

Aussi des séminaires d’information, de sensibilisation et de formation sont-ils organisés à l’endroit des jeunes. Ce qui a abouti à la sélection de vingt jeunes de 8 à 12 ans à Cotonou, vingt autres jeunes de la même catégorie d’âge à Porto-Novo. Ils ont été formés sur le logiciel scrach, un logiciel d’apprentissage du codage à partir du bas âge. Après une série de compétitions les cinq premiers ont été sélectionnés et primés. Sans vouloir jouer à son avocat défenseur, Christian Parfait Ahoyo estime que Me Adrien Houngbédji n’est guidé que par le seul idéal d’être l’ambassadeur des jeunes pour le numérique en vue de plaider leurs causes  et rappeler à qui veut l’entendre que le salut de la jeunesse est logé dans le numérique. Mais « un numérique responsable, un numérique éducatif ».

C’est pourquoi chaque fois que la FAHNJ est sollicitée, son secrétaire général ne cesse  « d’insister sur le bon usage  du numérique ; les bons comportements, l’hygiène sur le numérique, sur les réseaux sociaux » pour éviter les déviances et profiter au maximum des potentialités et des opportunités qu’offre le numérique pour les jeunes en termes d’emplois et de débouchés professionnels. Pour ce faire, Christian Parfait Ahoyo invite tous les jeunes béninois (et africains) désireux de faire carrière dans le numérique à s’intéresser aux activités de la FAHNJ pour bénéficier de l’encadrement, l’accompagnement et le soutien nécessaires pour la concrétisation de leur rêve qui fera certainement d’eux les acteurs clés du développement socio-économique et technologique du Bénin et de l’Afrique.

Razzack SAIZONOU – Bénin