“Dématérialiser la communication permet de gagner en efficacité”

Benjamin Mampuya, cofondateur de Clipse

Outil de diffusion de communiqués de presse en Afrique, Clipse entend révolutionner les relations presse grâce à la digitalisation. Une nouvelle façon de communiquer pour les entreprises qui veulent promouvoir leur marque, leurs rendez-vous et leurs actions sur le continent. Cofondateur de Clipse, Benjamin Mampuya détaille pour CIO Mag le fonctionnement de la plateforme et donne son point de vue sur l’avenir de la communication en Afrique, à l’ère des nouvelles technologies. Interview.

Comment est né Clipse et comment fonctionne la plateforme ?

Clipse est né d’une volonté d’améliorer nos méthodes de travail. Il n’existait pas avant Clipse, d’outils permettant de gérer les contacts de journalistes et médias en Afrique. Aujourd’hui, nous pouvons désormais, grâce à cette plateforme digitale, avoir une base de contacts de journalistes africains et panafricains, gérée professionnellement par une équipe qui s’occupe de la garder complète et à jour.

Sur le plan technique, plusieurs API permettent le fonctionnement automatisé de la plateforme. Nous avons développé un outil intuitif, en ligne et en libre-service permettant de filtrer les contacts médias, d’envoyer des communiqués aux journalistes cibles, et de suivre les retombées presse.

Pourquoi avoir choisi de dématérialiser les relations presse vers l’Afrique ?

Des outils semblables à Clipse existent déjà pour les journalistes européens ou américains. Tous les communicants de ces zones, grâce à la dématérialisation des bases de données et la diffusion de communiqués, ont pu gagner en productivité et en efficacité dans leurs opérations. En tant qu’acteur du marché de la communication en Afrique, il nous semble important de pouvoir permettre à tous les communicants du continent d’économiser du temps humain et de pouvoir maximiser les résultats de leurs campagnes. Fini les nombreuses heures à constituer les journalistes ciblés et à vérifier les contacts, on peut également maintenant définir la date de diffusion et automatiser aussi la remontée des articles.

Au final, cela nous permet de proposer la diffusion de communiqués de presse à un coût beaucoup plus intéressant qu’en agence classique. Donc créer un nouveau marché pour l’ensemble des entreprises, institutions, associations, qui souhaitent communiquer mais qui disposent de moyens limités.

Nous espérons, par ce système, participer à la professionnalisation de la communication sur le continent, pour aider les entreprises à partager leur histoire, success story et actualités du continent.

Est-ce la première fois qu’une base de données online regroupe l’ensemble des journalistes du continent ou s’intéressant à l’Afrique ? Quel est l’apport de la technologie dans cet outil ?

Clipse est la première plateforme de diffusion de communiqués de presse spécialisée sur le continent africain. Certains acteurs le font de manière internationale mais leurs bases médias sont très qualifiées pour de nombreux pays occidentaux ou outre atlantique. Mais l’Afrique n’étant pas un marché prioritaire pour ces sociétés, leurs bases médias ne sont pas aussi qualifiées que les nôtres sur tout le continent.

« Clipse permet grâce à ces nombreux filtres de sélectionner les bons journalistes et médias en fonction du sujet de votre communiqué de presse. »

La sélection peut se faire en fonction du domaine du journaliste, de pays ciblés, et du type de médias, le filtrage des journalistes se fait ensuite automatiquement. Nous sommes de plus disponibles pour conseiller nos clients par tchat, mail ou téléphone en cas de besoin.

C’est d’ailleurs exactement la même chose pour la veille média. Nous avons utilisé notre listing pour diriger notre robot de veille vers les pages des médias africains. Et non pas vers les milliards de pages du web, comme le font les outils de veille généraliste. Cela nous permet d’avoir une veille média spécialisée sur l’Afrique ultra précise.

Les relations presse sont en général basées sur le contact direct entre le journaliste et le communiquant. Digitaliser ce processus ne constitue-t-il pas un obstacle à une bonne communication ? La numérisation des relations presse est-elle l’avenir ?

Les deux se complètent. De bonnes relations presse, c’est à la fois de la diffusion large à tous les journalistes pertinents, et quelques bons contacts humains. Nous automatisons uniquement la partie de diffusion à une très large cible afin d’apporter l’information à des médias qui ne sont pas habituellement dans les listings presse des agences.

Qu’en est-il de la protection des données des journalistes ?

La protection des données est un point sur lequel nous sommes très attentifs. Nous veillons au respect de la vie privée de nos partenaires. Nous avons sollicité les journalistes avec qui nous travaillons pour obtenir leur accord pour recevoir nos communiqués. A vrai dire, nous recevons plutôt des demandes de journalistes souhaitant être inscrits sur notre plateforme.

Propos recueillis par Camille DUBRUELH

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