Digital African Tour Burkina 2019 : l’e-commerce, l’atout du Burkina ?

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De g. à d : ZONGO SANON Lydie, Mohamadou Diallo (Modérateur), Lassane Ouedraogo et Julien Malo.

(Cio Mag) – Le Burkina a une direction pour la promotion du e-commerce. Unique en son genre dans la sous-région, c’est le signe de la volonté politique affichée du pays pour promouvoir le commerce en ligne. Comment le Burkina pourra alors tirer profit de ce commerce ? L’adressage, est-ce un frein au développement du e-commerce ou encore comment favoriser l’open innovation et aider les PME à intégrer les offres des grandes entreprises ? Une panoplie de questions dont les participants au Digital African Tour Burkina 2019 ont débattu.

Le défi pour le Burkina, c’est de faire émerger des géants du commerce électronique, malgré les obstacles. Faible taux de bancarisation, adressage non-numérisé. La direction pour la promotion du e-commerce que dirige Madame Zongo Sanon Lydie y travaille et encourage les solutions intermédiaires. Elle a reconnu le défi majeur que représente ces difficultés comme le système d’adressage, mais a souligné qu’il y a « des solutions palliatives comme la livraison hors domicile, au bureau ou la possibilité d’enlever le bien acheter au niveau de l’entrepôt ou encore dans les coins relais comme les stations d’essence, supermarchés, gares routières, etc. »

En ce qui concerne le frein lié à la bancarisation, Zongo Sanon a suggéré le mobile money en essor au Burkina tout comme partout sur le continent. Pour le Burkina, le salon du e-commerce qui est à sa 2ème édition est un rendez-vous par excellence d’échanges pour la promotion du commerce en ligne. A en croire la directrice de la promotion du commerce en ligne, le gouvernement burkinabè apporte son soutien à cet évènement.

Actions et attentes du secteur privé

Dans le secteur privé burkinabè, les initiatives ne manquent pas. Ce que demandent ces acteurs, c’est le soutien de l’Etat. «Pour développer le e-commerce au Burkina, il y a pas mal de choses qu’il faudra faire. Avec plus de 50% des services offerts par l’administration, cette dernière peut donner l’exemple en construisant des plateformes autour de ces services, donner l’exemple pour la confiance et pour que d’autres services dans le privé puissent naître », a suggéré Lassane Ouedraogo, directeur de l’incubateur Keolid. Dans son lab, une startup développe actuellement une plateforme intégrée pour consolider toutes les plateformes de paiement en ligne. Une solution pour faciliter les transactions en ligne, en partenariat avec une banque locale.

De son côté, Afrik Lomnya s’investit dans la création de solution numérique pour faciliter les transactions pour le commerce en ligne. « Afrik Lomnya est experte dans les solutions de confiance électronique, le développement des appli de payement électronique, l’horodatage électronique et les certifications électroniques », a fait savoir Julien Malo, directeur général de la société. Il a aussi invité la Direction de la promotion du e-commerce à travailler à la mise en place d’infrastructures de confiance, pour les certifications des transactions.

Les atouts du Burkina

Les différents acteurs du e-commerce au Burkina ont un point de vue commun sur les atouts du pays. Le modérateur du panel, Mohamadou Diallo, Directeur général de Cio Mag, pouvait se rassurer de voir des Jumia Burkinabè émergés. Lassane Ouédraogo de Keolib y croit, car de jeunes pousses construisent actuellement une plateforme similaire à Paypal. « La construction est en marche », a-t-il déclaré en insistant sur le succès de l’intégration des plateformes de payement que construisent ces jeunes, en réussissant l’intégration des standards mixtes sécuritaires bancaires, etc. Ce qui a surpris la banque partenaire. « En Afrique de l’Ouest, seulement des entreprises ont réussi cette prouesse au Nigéria et au Ghana, a déclaré la banque », témoignage de Lassane Ouedraogo.

« Dans deux ou trois ans, nous aurons nos champions », a-t-il promis. La Direction de la promotion du commerce en ligne est d’avis. Madame Zongo Sanon Lydie compte sur tous les acteurs impliqués dans ce secteur. « Le Burkina gagne du commerce électronique. Le souhait est de voir plus d’entreprises y adhérer, le maximum de consommateurs », a renchéri la directrice de la promotion du commerce électronique.

Aux solutions de payement va bientôt s’ajouter un plan d’adressage global géolocalisé au Burkina Faso. Ce qui va probablement donner davantage d’aile au secteur du commerce en ligne dans le pays.

Souleyman Tobias, au Digital African Tour Burkina 2019

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