Empreinte carbone : des chercheurs recommandent des audioconférences

Les vidéoconférences ont connu un boom depuis la crise sanitaire du Coronavirus. Télétravail, rendez-vous d’affaires, discussions familiales…Le numérique est au cœur des nouvelles formes des relations socioprofessionnelles depuis l’apparition de la Covid-19. Ce recours intense à Internet a des impacts sur l’environnement, révèlent des chercheurs américains.

(Cio Mag) – Dans une étude dont parlent nos confrères de BBC Afrique, les chercheurs américains de trois universités pointent particulièrement les vidéos conférences et recommandent aux internautes de préférer juste les audios. Selon BBC, l’étude souligne que les vidéoconférences ont une émission d’environ 150 à 1000  grammes de CO2 pour une conférence d’une heure. La même conférence nécessite la consommation d’au moins 12 litres d’eau. Par contre, une conférence uniquement en audio ferait chuter l’impact carbone et eau jusqu’à 96%.

Ce que tente en réalité d’expliquer l’étude, c’est l’ensemble des équipements sollicités durant nos activités sur le net. Du serveur du fournisseur de service jusqu’au terminal de l’internaute, en passant par les services connexes, les chercheurs notent une hausse de l’empreinte carbone. Car, le traitement des données nécessitent des ressources comme l’électricité qui, elles-mêmes ont des impacts directs sur l’environnement pour leur production. La forte consommation de données Internet est donc synonyme d’une consommation plus accrue de ses ressources environnementales.

Adopter des attitudes écologiques 

Selon Alexander Taylor, anthropologue à l’université de Cambridge cité par BBC Afrique, « nous devons commencer à réfléchir aux gaz d’échappement générés par les centres de données qui facilitent notre activité en ligne ».

Une thèse que l’on retrouve aussi dans les arguments de Greenpeace. L’ONG cite l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie qui estime que « les émissions de CO2 du secteur des nouvelles technologies sont dues pour moitié au fonctionnement d’internet (transport et stockage des données, fabrication et maintenance de l’infrastructure réseau) et pour moitié à la fabrication de nos équipements informatiques ». Pour l’Agence, «  le secteur informatique est responsable aujourd’hui de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et la forte augmentation des usages laisse présager un doublement de cette empreinte carbone d’ici 2025 ».

Si les chercheurs cités par BBC recommande de préférer des conférences en ligne sans la vidéo, Greenpeace va plus loin. Elle recommande entre autres d’éviter les streaming si possible ou de ne pas diffuser forcément en HD, de recourir au recyclage des appareils si nécessaires, de visionner les films en basse définition ou encore de préférer le Wifi aux données mobiles comme la 4G par exemple.

Souleyman Tobias

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