Errahimi Hakima, CIO du Ministère de l’Enseignement supérieur du Maroc : « L’intelligence artificielle sera profitable aux universités et aux campus numériques »

0
981
Errahimi Hakima, CIO du Ministère marocain de l'Enseignement Supérieur.

La transformation des universités africaines se fera avec le numérique. C’est la ferme conviction de Mme Errahimi Hakima, CIO du Ministère marocain de l’Enseignement Supérieur, rencontré par Cio Mag au cours du dernier Mobile World Congress (MWC) de Barcelone tenu fin février à Barcelone. Elle évoque les apports de  l’IA, du Cloud, de la 5G pour la Smart Campus et du partenariat noué avec Huawei, le constructeur chinois.

(CIO Mag) – Au cours de ce salon, Mme Errahimi Hakima a expliqué les dividendes que le Maroc saura tirer de l’expertise qu’offre la société chinoise Huawei pour moderniser l’enseignement supérieur. « J’ai participé à cet événement mondial en qualité pour m’imprégner des dernières tendances du secteur numérique. J’ai eu l’occasion de toucher du doigt les nouveautés, l’avènement de la 5G, les modèles derniers cris du mobile et les solutions en intelligence artificielle qui trouvent leurs applications partout, et notamment dans le domaine de l’éducation », a-t-elle déclaré.

Ce Salon lui a surtout permis d’évaluer de très près des solutions innovantes pour le développement des campus numériques, et du Wifi notamment par le biais du Wifi 6 qui offre de formidables opportunités. « Je regrette de n’avoir pas eu l’occasion d’assister aux précédentes éditions. Je trouve que cette édition est grandiose et cela m’a permis de jauger toutes innovations mises en implémentation », s’enthousiasme le CIO du ministère marocain de l’Enseignement supérieur.

Errahimi Hakima se réjouit également des échanges fructueux avec des décideurs de divers horizons, dont des représentants de Huawei, avec lesquels elle dit avoir fait le tour des applications numériques qui peuvent permettre au Maroc de relever les défis de l’enseignement supérieur. « C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons pu convenir de multiples réponses dans l’expérience chinoise, notamment dans le volet éducation avec la planification de certaines actions futures pour pouvoir mettre en place la transformation de l’université africaine », indique-t-elle.

Cloud national

Cette nouvelle orientation du numérique dans l’enseignement supérieur ne peut se réaliser sans difficultés certes, mais il est clair que l’enseignement supérieur marocain a tout à gagner en renforçant la qualité et l’efficience de son offre. Et c’est juste titre que le ministère y travaille. « Nous sommes à pied d’œuvre pour mettre en place un Cloud national dont la fonction dans un premier temps  est de résoudre pas mal de problèmes concernant l’université marocaine. Sa mise en place complète n’est pas encore arrêtée. Nous avons déjà mis en action un pilote animé par des personnes bien outillées dans les solutions innovantes », explique Errahimi Hakima.

Poursuivant, elle a révèle qu’une vingtaine d’étudiants marocains  bénéficient d’une formation en Chine, grâce au concours de Huawei. Ce qui vient matérialiser la convention signée il y a quelques mois entre le gouvernement marocain et Huawei, dont l’une des clauses principales repose sur la formation. En dehors de Huawei, une négociation est en cours avec HP sur les volets formation et entrepreneuriat.

Intelligence artificielle

Parlant des autres innovations à mettre en place, elle évoque la mise en place de la « Smart Campus ». De fait, le digital n’est pas une fin en soi pour la spécialiste des systèmes d’information mais un moyen auquel tout le monde peut recourir pour élargir la portée des services éducatifs comme c’est le cas au Sénégal et en Côte d’Ivoire via les universités virtuelles. Des expériences, parmi tant d’autres, qui peuvent enrichir la solution marocaine en la matière.

« Nous sommes en train d’explorer les dividendes des différentes expériences non seulement en Afrique, mais aussi ailleurs et au Moyen-Orient. Je tiens à souligner que le volet de l’intelligence artificielle est importante à implanter dans l’université marocaine. On en parle en connaissance de cause car nous avons pu mesurer l’apport de cette intelligence artificielle dans l’épanouissement de la valeur intrinsèque des étudiants », révèle le CIO du ministère marocain de l’Enseignement supérieur.

Emerveillée, selon ses propres termes, par les innovations extraordinaires présentées au cours de ce salon, elle dit avoir compris que le Maroc est appelé à faire plus d’efforts dans la généralisation des applications numériques dans le système éducatif. Aussi souhaite-t-elle que les échanges avec les experts de Huawei soient le début d’une grande collaboration, d’autant plus que l’innovation artificielle constitue un pôle de préoccupation incontournable pour les étudiants marocains.

Jean-Claude Noubissié

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here