Fintech : PayDunya veut se tailler la part du lion

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Aziz Yérima, Photo Dr

Les fintechs ont le vent en poupe en cette période de COVID 19. Loin du billet de banque vecteur de transmission de virus, le paiement en ligne devient une alternative incontournable. Parmi les acteurs, on retrouve PayDunya, fondée quatre jeunes entrepreneurs dont Aziz Yérima qui en est le CEO, dont l’ambition est grande.

Propos recueillis par Rudy Casbi

Quelle est la philosophie qui anime les fondateurs de PayDunya ?

La motivation première de PayDunya est d’accélérer l’émergence de l’Afrique.

Cette ambition, nous nous efforçons au quotidien d’en faire une réalité en concevant une suite de solutions digitales qui sont destinées à booster l’écosystème numérique et accompagner dans leur transformation digitale les entreprises (formelles et informelles) et institutions financières.

Quelle est la stratégie mise en place par PayDunya pour rassurer les entreprises ?

Nous avons conçu une plate-forme qui est entièrement orientée client et adaptée aux réalités des entreprises africaines. En réalité, nous grandissons en même temps que nos entreprises clientes.

Notre Business modèle est basé sur une rémunération à la performance.

Nous avons donc tout intérêt à faire notre maximum pour booster les ventes de nos clients via nos programmes d’accompagnement en plus de nos solutions de digitalisation.

De plus, les solutions de paiements digitaux à distance que nous avons conçues répondent aux réalités africaines.

Elles ont vraiment été pensées en prenant en compte le fait que, près de 84% des populations africaines ne seraient pas bancarisées.

Grâce à cela, nous pouvons nous assurer que nous offrons aux entreprises opérantes en Afrique la possibilité de relever le challenge de réussir leur transformation digitale.

Comment préparez-vous l’après-COVID ?

Nous comptons reprendre progressivement les activités de nos clients qui sont à l’arrêt, ce sera le moment de dérouler le plan que nous aurons préparé avec eux dès maintenant.

Nous sommes également conscients du fait que la reprise des activités nécessitera des actions d’accompagnement en terme de communication mais aussi un maintien des mesures sanitaires pendant encore 2 à 3 mois pour éviter une résurgence.

Comment peut-on garder le lien avec ces clients pendant le confinement ?

Actuellement, nous nous sommes tout simplement adaptés à la situation.

Par exemple en interne le télétravail est prescrit pour l’ensemble des collaborateurs et un certain nombre de mesures sanitaires ont été imposés à tous, que ce soit en étant chez soi ou pour les quelques rares rencontres physiques.

Nous avons dû revoir nos priorités commerciales et techniques et également repoussé aux calandres grecs certains projets.

Du côté de nos clients, nous avons établi un plan d’accompagnement financier et logistique aux plus atteints afin d’atténuer leur choc et d’être présent pour eux pendant ces moments difficiles.

Avec quel mécanisme avez-vous permis à PayDunya de tracer sa route dans le secteur si concurrentiel de la Fintech ?

Depuis nos débuts en 2015 et ce malgré les obstacles rencontrés, nous avons fait du chemin.

Ceci étant, pour PayDunya : la foi et la discipline sont les 2 maîtres mots qui nous ont menés à ce niveau.

Vous savez quand on construit une entreprise en partant de rien, il faut vraiment avoir la foi, car la persévérance c’est bien mais il vient un moment vous y avez continué sans raison cartésiennes et c’est là que vous devez avoir foi en vous, votre équipe et votre projet.

Ensuite, il faut de la rigueur c’est bien de vouloir changer le monde, mais si on ne se lève pas chaque jour pour aller bouger les briques et nous salir les mains avec discipline, nos beaux projets restent juste des rêves.

Où se situe votre marge de progression ?

Actuellement, nous souhaitons d’abord nous installer en Afrique Francophone.

Nous sommes présents dans 3 pays d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal, le Bénin et la Côte d’Ivoire et également lancés dans une stratégie d’expansion géographique.

Notre premier scope est la zone francophone avec une présence dans 10 pays à la fin de 2020 mais malheureusement, ceci risque d’être revu à la baisse à cause de la crise sanitaire qui restreint les déplacements.

Quelles sont les évolutions à venir pour les prochains mois ?

Nous souhaitons être leader sur le marché du paiement en ligne en Afrique Francophone dans les 5 ans à venir.

Nous avons également comme objectif d’être présent dans 30 pays d’Afrique francophone et anglophone sur le long terme.

 

 

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