Frédéric Bardeau, président Simplon : « En 5 ans, on a formé 2500 personnes avec un taux de retour à l’emploi de 80 personnes »

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(CIO Mag) – Une nouvelle fabrique numérique au bénéfice de 26 jeunes Sénégalais en partenariat avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). C’est ce que vient de réaliser Simplon à Dakar. Le réseau constitué de 42 écoles dans le monde qui va former ces 13 filles et 13 garçons aux métiers du digital, dont le développement web et mobile révèle avoir accompagné « 2500 personnes avec un taux de retour à l’emploi de 80 personnes » en l’espace de 5 ans. A en croire le président qui était dans nos locaux, l’une des grosses ambitions de son groupe, c’est surtout d’appuyer les filles. C’est ainsi que « 35 % de filles dans les 2500 personnes » ont été formées « parce qu’on essaie de pousser les filles dans le numérique où il n’y a pas beaucoup de filles et surtout dans les métiers techniques comme le développement, la data ou encore la cybersécurité ».

D’après Frédéric Bardeau, les diplômes importent peu dans la stratégie de Simplon puisqu’il s’agit  » de donner la chance à des jeunes » qui ont des difficultés pour intégrer le monde du travail ou victimes de dérochage scoalaire. Et dans cette optique, l’objectif est « qu’ils trouvent vraiment un job à la fin. Ils sont suivis à la fois sur des compétences techniques en plus d’être coatchés sur l’insertion professionnelle (CV et entretiens d’embauche) et on les suit jusqu’à ce qu’ils trouvent un emploi », explique encore le président-cofondateur de Simplon qui « s’est inspiré, avec son équipe, d’un format qui existait aux Etats-Unis dans les années 2010. Les start-up n’ayant pas de développeurs se sont alors créés ce qu’on appelle des camps d’entrainement de développeurs qui formaient en quelques semaines des développeurs débutants pour les servir au marché des start-up qui n’en n’avaient pas assez. On a été fasciné par cette formation accélérée ».

L’aventure est donc partie de là en « adaptant cette méthode à des gens qui n’avaient pas de diplômes ». « La grosse différence avec le format américain, aux Etats-Unis, c’était 20.000 dollars pour les 9 semaines, et là, nous, c’est gratuit », précise M. Bardeau. Et pour ne pas faire payer les bénéficiaires, ce sont les entreprises elles-mêmes qui mettent la main à la poche. C’est le cas par exemple pour la Société Générale qui accompagne la présente formation. Mais, comment faire acquérir des connaissances à des jeunes en l’espace de quelques mois seulement ? « On n’est pas magiciens. On ne fait pas des ingénieurs en 7 mois. Par contre, nous formons de bons développeurs junior qui vont continuer à apprendre leur métier dans les entreprises », déclare-t-il en soulignant qu’il y a des tests à l’entrée parce que « tout le monde ne peut pas être développeur ».

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