Impacts et mesures préventives contre la pollution numérique

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(Cio Mag) – Une récente étude du site d’information américain Business Insider révèle que le nombre d’appareils connectés à Internet dans le monde dépassera les 24 milliards courant 2020. Une croissance vertigineuse, source de conséquences désastreuses sur l’homme et son écosystème.

Un ratio de quatre appareils par personne dans le monde est établi en fonction du nombre total d’appareils connectés. Preuve de l’utilisation abondante et quotidienne des appareils numériques. Or, un smartphone, un ordinateur ou tout autre équipement informatique, utilisé ou non, produit par exemple des gaz à effet de serre, préjudiciable à la biodiversité.

Alors qu’elle peut être liée à la fabrication des équipements électriques et électroniques, la pollution numérique peut provenir de la production et de l’utilisation d’énergie à travers l’usage journalier du numérique. A cet effet, la pollution numérique consomme aujourd’hui 10% de l’électricité mondiale. Puis, la dernière forme de pollution numérique est relative aux déchets et au recyclage des appareils.

« […] interdit en raison de sa toxicité »

« En dehors des émissions de gaz polluants, il y a une pollution liée à la propagation d’ondes électromagnétiques causée par l’utilisation de ces appareils numériques qui constituent un danger pour la santé de l’homme », informe Fabrice Avocevou, journaliste-environnementaliste béninois.

Il renchérit : « pour la fabrication des smartphones, de l’approvisionnement en matériaux à l’assemblage représente plus de 80% des impacts environnementaux. Les métaux précieux contenus dans ces appareils électroniques peuvent être toxiques pour les producteurs au contact de ces déchets et pour l’environnement. C’est le cas par exemple du chrome qui est aujourd’hui interdit en raison de sa toxicité. »

Prévention

Selon Fabrice Avocevou, chaque utilisateur doit adopter des comportements pouvant participer à la préservation de l’environnement tels que : limiter la consommation des appareils en les éteignant lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Réduire les impressions sur papier et améliorer le recyclage des appareils numériques en fin de vie. Ou mettre en place des centres de données qui n’utilisent que de l’énergie renouvelable.

« Et pour ceux qui font des activités en ligne, précise-t-il, il est nécessaire de désactiver les notifications, trier et supprimer au fur et à mesure les mails inutiles pour réduire leur pollution. Sinon, ils seront stockés sur un serveur. Ce qui émet environ une vingtaine de grammes de gaz à effet de serre par jour. Aussi, faut-il utiliser du matériel qui nécessite moins d’énergie et surtout éteindre son écran et son ordinateur en quittant le bureau. »

Ces mesures préventives contribuent à la réduction de l’émission d’ondes électromagnétiques et de CO2 dans la nature. Si en plus des autres formes de pollution, doit s’ajouter celle numérique, la catastrophe est à nos portes.

Michaël Tchokpodo, Bénin

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