Journées Portes Ouvertes 2019 : l’ESTM s’intéresse au débit Internet

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(CIO Mag) – Pour ne pas déroger à la règle, l’Ecole supérieure de technologies et de management (ESTM) a encore réuni cette année les grands acteurs autour des grandes questions de l’heure. Et pour l’édition 2019, « le haut débit au Sénégal, enjeux et perspectives » a été retenu comme thème de réflexion pour un panel qui a réuni les grands noms de la tech du pays. De l’enseignant-chercheur Alex Corantin, spécialiste des télécommunications, à Tidiane Seck, ancien directeur général de l’ADIE et directeur associé du cabinet Performances Group, en passant par le nouveau directeur des TIC au ministère de l’Economie numérique, Achime Ndiaye, et le blogueur Mountaga Cissé, c’est la crème du secteur qui a été au rendez-vous.

Si Tidiane Seck a mis l’accent sur la contribution des opérateurs de téléphonie pour connecter le monde rural, Achime Malcik Ndiaye a plutôt pris leur défense en arguant avant tout que les sociétés de téléphonie font du « business » et par conséquent ne sauraient investir dans des zones qui ne rapportent rien, économiquement. Le premier a jeté un pavé dans la marre en demandant clairement que l’Etat se désengage totalement d’Orange où il siège en tant qu’actionnaire. Avant, l’ancien patron de l’Agence de l’informatique de l’Etat sous Abdoulaye Wade s’est longuement attardé sur les changements majeurs de la 5G avec les effets d’entrainement sur l’Internet des objets, la voiture autonome, la télé-médecine et d’autres secteurs tout aussi vitaux de la société.

Alex Corantin a, lui, mis l’accent sur les contenus, de même que le blogueur Mountaga Cissé, lui-même entrepreneur du digital et enseignant au CESTI, l’école de journalisme de Dakar. Naturellement, la question des données et principalement de leur hébergement s’est invitée au débat. M. Cissé a plaidé pour leur rapatriement au Sénégal au nom de la sécurité des citoyens et plus globalement de la souveraineté numérique. C’est un gros casse-tête pour les forces de l’ordre et la justice chaque fois qu’un cas de chantage via Internet survient. Il se pose la problématique de l’effacement des données incriminées, or ces dernières se trouvent très souvent dans un pays étranger, d’où l’éternelle nécessité d’aller vers une coopération inter-Etat dans le sens d’harmoniser les textes juridiques en charge de la question.

Elimane, Dakar

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