L’ ONATEL Burkinabé est noté BBB- par WARA

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Dans un communiqué de West Africa Rating Agency (WARA) rendu publique sur la publication de la première notation d’ONATEL sur l’échelle régionale de WARA, la notation de long terme d’ONATEL est «BBB-», en grade d’investissement, et sa notation de court terme est de « w-4 ». Sur son échelle internationale, WARA assigne à ONATEL une notation d’iB/Stable/iw-6. Ces notations d’ONATEL restent tributaires des enjeux macroéconomiques et politiques burkinabè, ainsi que du maintien de sa rentabilité élevée et de sa pole position concurrentielle sur le marché domestique des télécoms. WARA justifie les notations d’ONATEL et la perspective qui leur est attachée par le fait que les forces concurrentielles du secteur des services de télécommunications au Burkina Faso sont déjà très intenses et que, même si un 4ème opérateur fait son entrée sur le marché, ONATEL devrait y conserver une place prépondérante, malgré une vraisemblable compression des marges. Onatel, premier fournisseur d’accès à l’Internet Malgré la présence de Maroc Télécom au capital, « la notation de contrepartie d’ONATEL ne bénéficie d’aucun facteur de support externe » précise dans le même communiqué Fabien Paquet, l’analyste principal en charge, pour WARA, de la notation d’ONATEL. «Toutefois, l’opinion de WARA quant à la solvabilité intrinsèque d’ONATEL tient compte du concours opérationnel du Groupe Maroc Télécom ; les scores qui sous-tendent la notation d’ONATEL intègrent implicitement la contribution du leader marocain des télécoms à la stabilité de sa filiale burkinabè. ». Opérateur historique du Burkina Faso, ONATEL est la seule société proposant des services de téléphonie fixe ; c’est aussi le premier fournisseur d’accès à Internet. Sa part de marché sur le segment de la téléphonie mobile se situe à 44,5%, ce qui en fait le leader national. Un chiffre d’affaires de 123 milliards de CFA en 2013. Son chiffre d’affaires s’élève à 123 milliards de francs CFA en 2013. La notation d’ONATEL dépendra: i) d’une amélioration de la notation du Burkina Faso, ce qui paraît peu probable à court terme; ii) du gain significatif et durable de parts de marché dans la téléphonie mobile pour creuser l’écart avec la concurrence ; iii) de la modernisation de ses infrastructures pour améliorer sensiblement la qualité du réseau ; iv) de la réduction du déficit de l’activité fixe, notamment par l’action combinée d’un développement de cette partie du chiffre d’affaire et par une réduction des charges de personnel ; et v) d’une amélioration des délais de recouvrement des créances clients. Une détérioration de la notation d’ONATEL serait la conséquence : i) d’une détérioration significative et durable des résultats d’ONATEL par une baisse de sa part de marché et de son chiffre d’affaire si un 4ème opérateur venait à entrer sur le marché ; ii) d’une matérialisation du risque social ou politique au Burkina Faso, ce qui pourrait durablement fragiliser l’économie nationale et l’activité d’ONATEL ; ou iii) de l’augmentation de la pression réglementaire et fiscale, à un degré à même de ponctionner les résultats d’ONATEL de manière excessive. La première note d’ONATEL de « BBB- » est donc la note minimum acceptée par le CREPMF pour émettre sans garantie.

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