La santé numérique au secours des Camerounais

Depuis plusieurs années et encore plus aujourd’hui, des jeunes pousses camerounaises proposent des solutions sanitaires aux populations. Elles profitent des avantages du numérique dans un contexte difficile.

Par Aurore BONNY

Depuis le début de la pandémie du Coronavirus, les jeunes innovateurs se sont ingéniés à faciliter et à protéger les populations au cours de cette période éprouvante, voire meurtrière. Dans plusieurs villes du Cameroun, les solutions développées par Armel Ndidjou, fondateur de l’Agence universitaire pour l’innovation (AUI-Techno), sont presque incontournables. Ses portiques désinfectants « intelligents » sont installés dans les entrées des divers lieux d’affluence. Ils changent du simple nettoyage de main par gel hydroalcoolique. Ce dispositif électronique est déployé sous trois modes : standard, confort et tunnel.

La première version, moins électronique que les autres, fonctionne à l’énergie électrique et solaire. La seconde renseigne sur le nombre d’usagers et émet des alertes lorsque l’appareil ne dispose plus de désinfectant. Cette version évolue selon le souhait du promoteur, lequel peut envisager d’y rajouter d’autres fonctionnalités, comme un capteur de température et un détecteur de métaux. La troisième version est, comme son nom l’indique, une sorte de tunnel où plusieurs personnes peuvent passer en même temps. Ce modèle est adapté aux agences de voyages.

Les projets de cet entrepreneur camerounais, dans le secteur de la santé, sont multiples. Il a plusieurs fois été primé sur le plan national africain et sur la scène internationale. Sa couveuse néonatale connectée et brevetée lui a valu sa plus grande reconnaissance.  Cet innovateur contribue fortement à réduire la pénurie de couveuses – et la mortalité – dans un pays où elles font cruellement défaut. La couveuse intelligente est autonome et peut fonctionner sans électricité, ce qui n’est pas négligeable au vu des régulières coupures électriques au Cameroun.  Elle est si performante que les hôpitaux camerounais n’hésitent pas à s’en servir, à commencer par l’hôpital régional de la ville de Bafoussam.(…)

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CIO Mag N°70 JUILLET-AÔUT-SEPTEMBRE 2021

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